Problème psychiatrique ou bêtise pour les réseaux sociaux ? son acte l’a tout droit conduit derrière les barreaux. Samedi 2 novembre, en plein après-midi un homme a été appréhendé en possession de deux couteaux face au Mc Donald’s du Westfield Les 4 Temps, nous apprend La Gazette de La Défense. Âgé de 23 ans, l’individu qui a été jugé en comparution immédiate le 5 novembre dernier s’est défendu de vouloir commettre un acte terroriste ou de blesser quelqu’un.

L’affaire débute quand cet individu originaire de Bougival (78) croise une femme à la sortie du tramway, station de La Défense. La femme est alors intriguée lorsqu’elle découvre que le jeune homme se cache le visage d’un foulard mais surtout que deux couteaux de cuisine sont posés près de lui, rapporte nos confrères de La Gazette. Inquiète elle décide de prévenir immédiatement la police.

L’alerte est prise très au sérieux par les forces de l’ordre qui le retrouvent rapidement devant le Mc Donalds. Ces couteaux ne sont pas visibles car il les a cachés dans les manches de sa veste. Interpellé le suspect ne se laissera pas faire. Lors de cette arrestation l’un des policiers est blessé à la main par l’une des lames. Sept jours d’ITT lui seront délivrés. Sa collègue a elle aussi bien failli être blessée au visage lors d’un geste brusque.

« Je ne suis pas un terroriste »

Jugé au Tribunal de Grande Instance de Nanterre deux jours plus tard l’homme s’est défendu. « Je ne suis pas un terroriste, plaide le jeune homme. Je n’avais pas décidé de faire de mal à quelqu’un ou de planter un flic », relate La Gazette. Mais alors pourquoi s’être baladé avec des couteaux, le visage masqué ? En fait ce bougivalais a expliqué vouloir tourner un clip pour Snapchat. « J’ai utilisé le couteau comme accessoire, comme au cinéma. C’était pour des likes sur internet », dit-il.

Un argumentaire qui n’a pas vraiment convaincu la présidente de la séance. « Clip sur Snapchat ou pas, il est interdit de se balader avec un couteau », martèle-t-elle au prévenu dans son box en verre. Si le casier judiciaire de ce jeune était vierge son passé psychologique est en revanche plus trouble. L’homme a dans le passé déjà été hospitalisé deux ans. Mais lui réfute toute folie.

La procureure a requis huit mois de prison dont deux avec sursis, en plus d’une obligation de soin et de travail. Une demande qui a été suivie par le tribunal qui en plus a ajouté une peine d’interdiction de se présenter au centre Westfield Les 4 Temps et de détenir une arme. Deux des policiers qui se sont portés partie civile percevront au total 2 000 euros.

Une peine qui n’a visiblement pas plu à l’homme comme le concluent nos confrères. « Je refuse ! Je ne suis pas fou, crie le jeune homme alors qu’il se fait menotter. Je ne ferai aucun soin psychiatrique ».