Dans quelques années Engie devrait quitter sa grande tour T1 pour un tout nouveau campus. Installée à La Défense depuis 2009, l’entreprise française envisage de déplacer son siège à quelques centaines de mètres du quartier d’affaires, sur l’ancien site de PSA (Peugeot-Citroën) à la Garenne-Colombes. Mais avant d’enclencher les travaux, le promoteur Nexity qui porte le projet aux côtés d’Engie, doit décrocher son permis de construire et passer l’étape de l’enquête publique. Cette dernière s’est justement ouverte la semaine dernière et s’achèvera le 17 janvier prochain.

Désertés depuis la fin 2018 par les ingénieurs de PSA, les bâtiments qui composaient ce site occupé par Peugeot depuis les années 30 ont depuis été entièrement détruits. Situé à quelques centaines de mètres du quartier d’affaires, en lisière du Faubourg de l’Arche et non loin des Groues de Nanterre, cet immense terrain de neuf hectares est encerclé par les rues Jules Ferry et des Fauvelles.

Ce vaste terrain ne devrait donc pas rester en déshérence très longtemps. Le promoteur français Nexity travaille depuis quelques années déjà avec son compatriote, le groupe Engie à lui ériger un immense campus.

Le campus d’Engie sera composé de plusieurs. bâtiments – DR

Confié à un trio d’agences d’architectes (SCAU, Art & Build et Chaix & Morel), ce méga-projet de 136 000 mètres carrés sera composé de quatre bâtiments de six à sept étages érigés le long d’un grand parc de deux hectares. A cet ensemble viendront s’ajouter deux autres bâtiments, mais qui ne devraient pas accueillir le gazier.

Ce parc tertiaire qui doit être érigé à l’horizon 2023-2024 aura pour vocation d’accueillir une grande partie des troupes du groupe français, soit plusieurs milliers de salariés actuellement disséminés sur plusieurs sites franciliens, en plus de sa tour T1 à La Défense.

Le dossier de l’enquête publique est actuellement consultable jusqu’au 19 janvier prochain en mairie de Courbevoie, ainsi qu’à celle de la Garenne-Colombes, ville d’implantation du projet. Il est également possible de consulter l’épais dossier sur un site internet dédié. Chacun.e peut en outre laisser ses observations, remarques et critiques sur ce projet dans un cahier de registre. Par ailleurs un commissaire enquêteur va assurer plusieurs permanences en mairies de la Garenne-Colombes et Courbevoie d’ici la fin de l’enquête.

Le plan de masse du campus d’Engie – DR