« Le marché tertiaire de La Défense a conservé son rythme lent », analyse Cushman & Wakefield dans sa dernière étude sur le marché immobilier de La Défense parue au cours de l’été. Avec seulement 46 300 mètres carrés de bureaux commercialisés durant les six premiers mois de l’année, la comparaison avec la performance 2018 déjà modeste montre un volume d’activité accusant un repli de -37 % en un an et reste très en deçà de sa moyenne décennale (81 000 mètres carrés).

Pour retrouver des performances aussi faibles il faut remonter aux années de la crise qu’avait connu le quartier d’affaires en 2012 et 2013. Mais contrairement à cette époque où de nombreux projets de tours avaient eu du mal à trouver preneur ; cette fois-ci c’est un peu l’inverse avec l’absence d’importantes livraisons amenant leurs lots de grandes surfaces qui n’interviendront que l’année prochaine avec entre autres les tours Trinity et Alto.

Le manque de transactions d’envergures a évidemment pesé sur le faible volume d’activité du quartier d’affaires de l’ouest parisien. Entre janvier et juin, une seule transaction significative, celle de FM Global avec 5 000 mètres carrés dans Cœur Défense a été enregistrée.

Les bureaux de taille intermédiaire, relais de croissance important durant ces trois dernières années, affichent cependant le repli le moins important (avec une baisse de 18 %) par rapport aux autres créneaux de surface. Parmi les seize transactions intervenus au cours du premier semestre on retrouve notamment GE Money Bank avec 4 200 mètres carrés dans Europlaza et Si-Nergie avec 2 800 mètres carrés dans l’immeuble Lafayette.

Un taux de vacance qui s’établit à 5,4 %

Mais malgré ce manque de mouvement, le taux de vacance des bureaux de La Défense reste faible, avec un taux de 5,4 % et ce après une légère hausse lors du second trimestre. Concrètement l’offre immédiate de bureaux est remontée à 177 000 mètres carrés et elle devrait bien croitre dans les prochains mois avec l’arrivée des nouveaux projets.

Sans transaction de bureaux neufs ou restructurés depuis le début de l’année, le loyer moyen de transactions des bureaux de première main reste donc stabilisé à 460 euros/mètre carré/an au premier semestre 2019. Les valeurs locatives de seconde main restent également inchangées à 440 euros/mètre carré/an (+2 % en un an).

Pour Cushman & Wakefield deux directions s’offrent désormais à La Défense : En cas de prolongement de l’actuel rythme transactionnel faible, une correction des valeurs locatives serait envisageable. Mais en cas de sortie par le haut de l’activité et compte-tenu de l’arrivée de bureaux neufs présentés à 500 euros/mètre carré/an, un recalibrage à la hausse de l’échelle des loyers de première main -avec sans doute un accompagnement significatif- est parfaitement plausible.