Les secours n’ont rien pu faire. Un homme âgé de 80 ans est décédé des suites d’un arrêt cardiaque ce vendredi, devant le 83 rue de Strasbourg à Courbevoie, non loin de La Défense. Appelés à 11h35, les pompiers sont arrivés seulement cinq minutes plus tard pour tenter de sauver l’octogénaire. Mais malgré une réanimation cardio-pulmonaire (un massage cardiaque) de presque une heure et l’appel du SMUR, les secouristes n’ont rien pu faire et l’homme a été déclaré mort vers 12h30.

Chaque année en France entre 40 000 et 50 000 personnes perdent la vie suite à un arrêt cardiaque. Selon une étude de 2018 conduite par une équipe de l’université de Lille, l’âge moyen d’une victime d’arrêt cardiaque extrahospitalier est de 68 ans. 63 % sont des hommes, 75 % des cas se produisent à domicile, 1,8 % des enfants de moins de 15 ans.

Moins de 30 % de la population a été formée à pratiquer un massage cardiaque

Pour sauver une victime il faut commencer une réanimation dans les quatre minutes qui suivent l’arrêt. Après chaque minute qui passe c’est 10 à 12 % de chance de survie en moins. En France le taux de survie à un arrêt cardiaque extrahospitalier n’est que de 2 à 3 %. L’intervention d’une personne pratiquant la réanimation cardio-pulmonaire et la défibrillation peuvent augmenter les chances de survie de 5 % à plus de 50 % de la victime.

Le manque de formation des témoins et bien souvent l’absence de défibrillateurs automatiques présents à proximité d’une victime rend ses chances de survie faible. « Sept fois sur dix, ils surviennent (les arrêts cardiaques, ndlr) devant témoin, mais moins de 20 % de ces témoins font les gestes de premiers secours », explique la Fédération Française de Cardiologie. Actuellement, on estime que moins de 30 % de la population a été formée et que chaque année environ un million de personnes participent à une séance de formation (courte d’une heure environ ou longue d’une durée de 7 heures environ), avec une importante hétérogénéité départementale.

Pour former chacun.ne aux gestes qui sauvent les Sapeurs-pompiers mais aussi la Croix Rouge ou la Sécurité Civile organisent régulièrement gratuitement des formations.