Il a été abattu de plusieurs coups de feu. Ce vendredi, peu avant 10h30 des policiers de la Brigades Territoriales de Contact (BTC) rattachés au commissariat de La Défense sont alertés par un agent de sécurité de la présence d’un homme armé d’un couteau sur la dalle, au niveau de la tour Enedis. Un couteau qui s’avère finalement être une scie à plâtre avec une lame rouillée, a précisé Catherine Denis, la procureure de Nanterre.

L’individu disparait. Les policiers finissent par le retrouver dans les sous-sols de La Défense. Les faits se déroulent plus précisément dans l’entrepont des Corolles qui sert de zone de livraison pour les tours Carpe Diem, Dalkia et Enedis. Les trois fonctionnaires de police se dirigent alors vers le suspect. « Je vais vous tuer ! », lance l’individu aux gardiens de la paix qui lui font plusieurs sommations. En vain. L’homme les attaquent.

C’est à ce moment-là qu’ils se sont servis de leur pistolet tirant sept coups de feu au total sur l’homme. Cinq sont tirés par un policier et un tir chacun pour les deux autres policiers. L’individu est touché au thorax et à la jambe. Mais alors que les policiers s’apprêtent à lui porter les premiers secours, l’homme saisit de nouveau sa scie. L’un des policiers lui inflige une impulsion électrique avec son taser. Puis il est enfin menotté et lance « Je suis un terroriste ».

Très grièvement blessé, son pronostic vital était très sérieusement engagé. Il est finalement décédé malgré l’intervention des secours vers 11h45. Les trois fonctionnaires de police, n’ont en revanche pas été blessés dans cette attaque.

L’assaillant serait un ressortissant marocain, âgé de 42 ans et en situation irrégulière

Les policiers avaient reçu l’alerte quelques minutes plus tôt d’un agent de sécurité. Une salariée d’Enedis a en effet prévenue un agent de sécurité de la présence d’un homme suspect. « Elle était en train de fumer aux alentours de 10h15 en bas de notre tour, a expliqué une de ses collègues au Parisien. Il y avait une autre femme et cet homme est arrivé avec son arme, une sorte de lame rouillée. Il parlait tout seul et se tapait la tête contre la vitre de la tour ».

L’assaillant a pu être rapidement identifié. Il s’agit d’un ressortissant marocain, âgé de 42 ans et en situation irrégulière en situation irrégulière et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire depuis 2018. Il avait été signalé en fugue d’un hôpital psychiatrique depuis juin dernier. L’homme avait été condamné pour des faits d’agression sexuelle, de violence avec arme et vol.

L’hypothèse d’un acte de terroriste isolé a rapidement été écartée. Le parquet national antiterroriste ne s’est donc pas saisi de l’affaire. C’est la police judiciaire des Hauts-de-Seine qui est chargée de l’enquête, ouverte pour « tentative de meurtre ».

« Nous allons nous attacher à comprendre les motivations et la personnalité de cet homme », a précisé Virginie Lahaye, qui dirige la PJ 92, rapporte Le Parisien. L’homme semblait être « en voie de clochardisation depuis quelques années et avait de grosses difficultés à se gérer », d’après ce qui ressort des premières auditions de membres de sa famille.