Le calme va-t-il enfin revenir au bas des deux tours de la résidence Louis Blanc à Courbevoie ? La situation ne s’arrange toujours pas dans cet ensemble HLM situé aux portes de La Défense où s’est produit le 7 mai dernier une fusillade sur fond de trafic de drogue. Face à ce trafic installé depuis de très longs mois l’office HLM de Courbevoie a tenté de riposter en faisant appel à une société privée de gardiennage depuis le 4 mai dernier.

Si la présence d’agents de sécurité au bas de ces deux tours d’une quinzaine d’étages rassure les habitants elle ne plait pas aux dealers qui y ont élu domicile. Ces agents sont régulièrement pris pour cible. Et la tension a monté d’un cran dans la nuit de vendredi à samedi, selon Le Parisien. Vers 23h45 la police a dû intervenir après une situation difficile. Mais aux alentours d’1 heure du matin, un tir d’intimidation semble viser les vigiles puis à 1h45 une rixe éclate entre les agents et les dealers, nécessitant une seconde intervention des forces de police.

« On ne se sent pas en sécurité, j’ai peur »

Aujourd’hui ces tensions fatiguent les habitants. « On ne se sent pas en sécurité, j’ai peur », nous confie une locataire, mère de deux enfants, arrivée il y a un an. « Je pense que la présence d’agents de sécurité c’est bien, c’est la seule solution que j’imagine », poursuit-elle.

En plus de faire appel à des vigiles le bailleur social a pourtant mis en place d’autres mesures comme l’installation de digicodes et de caméras de surveillance en mars dernier. Mais tout çà sans grand succès puisque les caméras ont été cassées quelques heures à peine après avoir été mises en service. « La société de maintenance ne veut intervenir que sous la protection de la police ou d’une société de sécurité », indique au Parisien le directeur de Courbevoie Habitat.

« On les dérangent. Ce qui m’intéresse c’est la sécurité pour les locataires », ajoute pour sa part Daniel Courtès, adjoint au maire de Courbevoie et président de l’office qui confirme vouloir maintenir la présence des six agents de sécurité (trois pour chacune des deux tours) tous les jours dès le milieu de l’après-midi et jusque tard dans la nuit. « On ne va pas lâcher les habitants », nous promet-il.