Alain Robert escalade la tour Engie pour « un système bancaire plus transparent »

Le célèbre homme araignée, Alain Robert a escaladé la tour Engie pour la quatrième fois le mercredi 23 septembre. Le Spiderman français entendait

Alain Robert escaladant la tour Engie le 23 septembre 2015 - DR

Le Spiderman français a encore frappé. Alain Robert a escaladé ce mercredi 23 septembre la tour Engie T1 (ex GDF-Suez) dans le quartier du Faubourg de l’Arche à La Défense pour la quatrième fois. L’homme araignée qui s’est lancé vers 11h45 aura mis une heure pour gravir les quelques 185 mètres de façade de l’édifice avant de se prendre en selfie au sommet. A son arrivée comme à chacune de ses ascensions non autorisées, il était attendu par les forces de l’ordre qui l’ont auditionné au commissariat de Courbevoie avant de le relâcher en milieu d’après-midi.

Vêtu d’un simple t-shirt et d’un legging aux couleurs de TransferWuse le grimpeur était sponsorisé pour son exploit par la plateforme de transfert d’argent anglaise. Le sportif entendait « militer pour un système bancaire plus transparent ». Alain Robert a accroché difficilement une banderole proclamant « Rien à cacher » et le logo de TransferWuse à environ vingt mètres du sol avant de poursuivre sa montée. « Le message, c’est de militer pour un système bancaire plus juste et plus transparent. Les plus pauvres qui utilisent ces systèmes pour envoyer de l’argent au pays, on leur pique quasiment le quart de la somme en commissions » a dénoncé Alain Robert qui a confié avoir été surpris par la forte présence d’eau sur la paroi de la tour, après les fortes pluies de la nuit passée.

« Les clients français perdent en moyenne 4 % des montants qu’ils envoient à l’étranger via leurs banques selon une étude indépendante commandée par TransferWise. Cela signifie une perte de 40 € pour un envoi de 1 000 € à l’étranger, alors que la plupart des banques affirment facturer moins de 1 % de commission ainsi qu’une petite redevance fixe « explique l’organisme.

Un exploit qui a comme toujours amusé les salariés, habitants, touristes et badauds. « Je trouve que c’est très dangereux, mais ça m’impressionne » confie Florence une salariée du quartier en relativisant : « Mais pour lui il n’y a pas de risque ». Olivier, un salarié de la tour d’Engie reste lui perplexe: « Ca pourrait inciter des jeunes beaucoup moins expérimentés ».

L’homme de 53 ans n’est pas un novice dans le quartier d’affaires. Son palmarès a de quoi impressionner. Alain Robert a déjà escaladé à plusieurs reprises les tours CB 21, Total Coupole, Areva, Ariane, Franklin et First et déjà la tour Engie en 2010, 2011 et 2013.