Une cure d’amaigrissement est au programme pour MetLife en France. L’assureur américain vient de lancer le 8 avril dernier un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dans sa succursale française qui emploie 239 personnes à La Défense, dans ses bureaux implantés sur deux niveaux à Cœur Défense.

Selon le site internet La Tribune de l’Assurance, sur la trentaine de salariés travaillant pour les services informatique et financier, quatorze licenciements sont envisagés. Onze le seront suite à la suppression de postes et trois suite à une modification du contrat de travail. Ces activités seraient redéployées à Galway (Irlande) et à Varsovie (Pologne), où MetLife recruterait de nouveaux collaborateurs.

Cette décision, prise au siège newyorkais du groupe relève d’ « un projet de réorganisation s’inscrivant dans une démarche de centralisation des fonctions informatique et finance, afin d’optimiser leurs modes de fonctionnement respectifs. Ces évolutions organisationnelles concernent différents pays de la zone EMEA (Europe Moyen-Orient Afrique, ndlr) dont la France aujourd’hui. Certains pays se sont d’ores et déjà alignés avec cette nouvelle organisation », selon Joël Farré, directeur général de MetLife France.

Alors que les négociations ont commencé il y a seulement quelques semaines au sein de MetLife France, on ne sait pas encore comment se répartiront les licenciements et les reclassements entre les deux services concernés. Lors de la procédure de PSE, MetLife France « essaiera dans toute la mesure du possible de repositionner les salariés concernés sur d’autres postes en interne. L’entreprise mettra en place l’ensemble des dispositions nécessaires dans le but d’assurer un accompagnement optimal pour les collaborateurs concernés », affirme Joël Farré d’après La Tribune de l’Assurance.

Toujours selon La Tribune de l’Assurance, qui rappelle que le groupe Metlife a annoncé un bénéfice net mondial de 5 milliards de dollars en 2018, ce plan social devrait être finalisé avant l’été.