C’est un gros dégraissage dans ses effectifs français que prépare Iqvia. La société américaine de conseil en santé s’apprête à supprimer 175 postes sur ses deux sites français de La Défense et d’Amilly (45), ce dernier étant appelé à fermer.

Ce plan social validé fin juin, va toucher un peu plus de 20 % des 820 salariés en France. A Amilly, c’est le centre d’appel d’Iqvia et ses 57 employés qui est condamné. Dans le quartier d’affaires de l’ouest parisien où Iqvia est installé dans la Tour D2, depuis la fin 2016 ce PSE touchera donc 118 postes.

En avril dernier lors la révélation de ce PSE, les organisations syndicales avaient parlé de « choc pour tout le monde», même s’il s’agit du «troisième plan social depuis 2011» de l’entreprise. Un délégué syndical basé à La Défense, qui préférait rester anonyme dénonçait alors à l’AFP une « justification purement économique et boursière» de la part de sa direction. L’annonce de la fermeture du centre d’appel d’ Amilly avait provoqué «un énorme désarroi, une grande détresse» parmi les 57 salariés qui doivent perdre leur poste, s’était exprimé Nathalie Espirt, secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail du site Loiret.

Née de la fusion entre IMS Health et Quintiles, Iqvia fournit des données sur la santé aux laboratoires pharmaceutiques. Présente dans plus de 100 pays, elle revendique 55 000 salariés dans le monde.