Démentie la semaine dernière, l’information du Wall Street Journal qui affirmait que la banque anglaise HSBC étudiait la cession de son activité banque de détail en France, s’avère finalement réelle. Le groupe britannique a avoué à l’intersyndicale (FO, SNB, CFDT, CFTC, UNSA et CGT) mener une « revue stratégique » sur ses activités en France.

La banque née à Hong Kong qui avait racheté en 2002 le Crédit Commercial de France (CCF) étudierait donc plusieurs options dont la vente totale ou partielle (même si une vente partielle semble déjà écartée) de cette activité qui compte 264 agences en France, la moitié étant dans la région parisienne (dont une à La Défense) et emploie environ 3 300 personnes. Mais selon une source syndicale citée par La Tribune, le chiffre pourrait monter jusqu’à 5 000 personnes si on inclue les services centraux et d’autres filiales.

Si HSBC venait à revendre son réseau d’agences à un acteur français souhaitant s’étendre, la banque anglaise qui emploie actuellement 8 000 personnes contre 9 500 il y trois ans, conserverait ses autres activités dédiées aux PME et de banque de fortune (plus de cinq millions d’euros d’avoirs). Elle continuerait également de faire de Paris son hub européen suite au Brexit.

« Jean Beunardeau (le directeur générale d’HSBC France), s’est engagé à revenir vers nous lors du CCE (Comité central d’entreprise) du 3 octobre, explique au quotidien économique La Tribune, Eric Poyet, délégué national FO. Nous devrions savoir à quelle sauce nous serons mangés avant la fin de l’année ».

Outre la possibilité de se séparer de son activé banque de détail, HSBC pourrait la réorganiser. Ce petit réseau positionné sur le créneau « haut de gamme » compte 800 000 clients et a une part de marché de 2 % environ. « Un plan énergétique » pourrait alors être mis en place ce qui permettrait à HSBC de conserver son petit réseau d’agences françaises.

Pour rappel si le siège français d’HSBC est sur les Champs Elysées, la majorité des troupes de la banque sont localisées depuis toujours à La Défense. La banque avait regroupé il y a quelques années plusieurs de ses implantations du quartier d’affaires au sein du complexe Cœur Défense.