Des résultats contrastés. Vitura a présenté ce jeudi 3 avril ses résultats pour 2024. La petite foncière parisienne cotée sur Euronext, qui ne détient plus que quatre actifs en petite couronne -dont la tour Europlaza à La Défense- après avoir cédé en juillet 2024 les immeubles Passy Kennedy et Office Kennedy à Paris pour 14 millions d’euros, affiche une hausse de ses revenus locatifs IFRS à 43,1 millions d’euros fin 2024, contre 39,7 millions en 2023, soit une augmentation de 9 %.
Parallèlement, les résultats EPRA de Vitura ont chuté, passant de 7,8 millions d’euros à 2,7 millions d’euros, soit une baisse de 66 %, hors sociétés détenant les actifs Passy Kennedy et Office Kennedy désormais déconsolidées.
La valeur des quatre bâtiments (Europlaza, Arcs de Seine, Hanami et Rives de Bercy) de Vitura a reculé de 8 %, passant de 956 millions d’euros fin 2023 à 877 millions d’euros au dernier jour de 2024. Et ce, malgré une hausse du taux d’occupation global, qui est passé de 66 % à 69 %.
Concernant les 52 000 mètres carrés d’Europlaza, occupés par de nombreux locataires (CCF, Bpifrance, Autorité Bancaire Européenne (ABE), Nintendo, Gartner, KPMG, Kraft Heinz…), son taux d’occupation a progressé de 82 % à 91 %. Ce building, qui accueillera bientôt une annexe de l’Université Paris Dauphine-PSL, voit néanmoins sa valorisation reculer, passant de 354 millions d’euros fin 2023 à 320 millions d’euros un an plus tard.
L’endettement net IFRS consolidé du groupe atteint 600 millions d’euros au 31 décembre 2024, soit -217 millions d’euros par rapport à 2023 en raison du remboursement des dettes liées aux sociétés détenant les actifs Passy Kennedy et Office Kennedy (-205 millions d’euros) et de l’amortissement des emprunts (-12 millions d’euros). 85 % de la dette en place est composée de prêts verts et la foncière vise de porter cette part à 100 %.
« En raison de l’ajustement des taux de rendement impactant à la baisse la valeur du patrimoine, le ratio d’endettement passe à 68 %, ce niveau de ratio est à mettre en regard du rendement potentiel du patrimoine de 5,6 %. Des discussions sont en cours avec le pool bancaire d’Hanami afin de prolonger l’échéance de la dette de 90 millions d’euros (représentant 15% de la dette du groupe) », précise la foncière Vitura.
« Dans la continuité des années précédentes, 2024 a été particulièrement difficile pour le marché immobilier en raison du contexte géopolitique, macroéconomique et financier. Cependant, notre patrimoine a connu une bonne dynamique avec des signatures de renom, ce qui confirme l’attractivité de nos actifs. Notre stratégie de repositionnement premium, déjà menée sur trois campus avec des prestations de niveau hôtelier particulièrement appréciées par nos locataires, porte ses fruits. Le recentrage de notre portefeuille devrait nous permettre de maîtriser notre endettement afin de créer de la valeur pour nos actionnaires sur le long terme », a déclaré dans un communiqué Jérôme Anselme, directeur général de Vitura.
Anciennement dénommée CeGeREAL, Vitura est détenue majoritairement par Northwood Investors (58,2 %) et GIC (24,8 %). Le reste du capital est réparti entre AXA (5,1 %), le flottant (11,7 %) et des actions auto-détenues (0,2 %).