Prendre les transports en commun durant les prochaines semaines ne sera plus comme avant. Afin d’éviter les cohues et la promiscuité dans les rames et sur les quais des gares, le gouvernement a annoncé ce jeudi plusieurs mesures pour les usagers des transports en commun. La ministre des transports, Élisabeth Borne confirme que le port du masque sera obligatoire dès ce lundi pour tous les voyageurs âgés de plus de onze ans. L’absence de cette protection pourrait entrainer une amende de 135 euros.

En plus de leur titre de transport et masque les usagers devront être en possession d’une attestation de l’employeur ou justifier d’une raison impérieuse pour utiliser les transports publics aux heures de pointe en Ile-de-France (de 6h30 à 9h30 et de 16 heures à 19 heures). Là encore la note pourra être salée pour les déplacements non-justifiés. Comme pour le masque la verbalisation sera portée à 135 euros.

Alors que l’offre des transports avait été réduite à 30 % durant le confinement, dès lundi les métros, bus, tramways, Transilien ou RER fonctionneront à 50 % minimum. L’offre devrait revenir à la normale d’ici au début du mois de juin.

Mais sur les quais des gares et stations et à l’intérieur des rames ou des bus pas question de faire n’importe quoi. Les voyageurs devront respecter les gestes barrière et les distanciations. Pour ce faire, la RATP a, ces derniers jours installé sur son réseau des milliers d’affiches et stickers, condamnant notamment un siège sur deux sur les quais et dans les rames.

Pour veiller au bon respect de toutes ces règles dans les transports, et notamment du port du masque, les contrôleurs et agents de sûreté des réseaux assermentés recevront le renfort de 20 000 policiers et gendarmes. Ces forces de l’ordre seront essentiellement déployées dans les grandes gares du pays, principalement en région parisienne.

Et attention si tout venait à déraper et si la distanciation venait à ne pas être appliquée ou si la fréquentation venait à exploser, le gouvernement pourrait alors imposer des régulations des flux, voire même des fermetures de stations ou gares.