Une union difficile à sceller. Annoncée en marge d’une cérémonie commune de vœux en janvier 2016 par les deux présidents de département, la fusion des Hauts-de-Seine et des Yvelines n’est toujours pas actée. Les deux assemblées avaient voté en juin 2017 pour ce mariage qui n’a pas à être validé par le maire, mais par l’Élysée. Mais depuis le gouvernement n’a jamais donné son aval à une telle union.

Mais pour Europe 1 les choses avancent. D’après la radio, Emmanuel Macron aurait donné son feu vert au printemps dernier pour cette fusion. Elle cite une note qui acterait un tel rapprochement en échange de l’intégration de candidats LREM aux prochaines municipales.

Mais cette tambouille a été fermement démentie du côté du Palais de l’Élysée. « Aucune décision n’a été prise. Une demande a bien été faite par les deux collectivités en question mais de toute façon elle doit s’inscrire dans une réflexion plus globale à l’échelle du Grand Paris. Aucun feu vert n’a donc été donné par la présidence », affirme au Parisien le service de presse de l’Élysée.

Interrogées par le quotidien, plusieurs sources politiques des Yvelines réfutent également cette info. « Cela ressemble à un ballon d’essai envoyé par Matignon, à moins que Devedjian ne fasse fuiter l’information pour mettre la pression sur le gouvernement. Bref, c’est de la petite stratégie politique », confie au Parisien un acteur du dossier.

En plus du démenti également des deux départements qui ont déjà toutefois fusionné plusieurs services (politique sociale, éducation, bâtiment, voirie, commande publique), la députée LREM Aurore Bergé de la 10e circonscription des Yvelines, également porte-parole du parti présidentiel, s’est agacée sur Twitter parlant d’un article d’Europe 1 qui « regorge d’intox » et assure qu’« aucune, oui, aucune décision n’a été prise ».