Le chantier de l’Arena « va bon train »

Le chantier de l’Arena 92 avance, sans retard. Sa livraison est prévue pour la fin 2016. D’ici cet été, le nom de l’exploitant issu du naming devrait être connu.

Le chantier de l'Arena 92 le 11 mars 2015 - J. Shoumann

A l’arrière de l’Arche les grues continuent de s’activer pour construire l’Arena 92, conçu par le cabinet d’architecture de Portzamparc et bâti par le groupe Vinci. Lancé à la fin 2013, le chantier avance à un rythme soutenu: il n’est « ni en avance, ni en retard » expliquent les développeurs du projet estimé à 400 M€, qui doivent livrer l’enceinte polyvalente et modulable qui servira notamment de stade à l’équipe de rugby Racing Métro 92, en décembre 2016.

D’ici là, le chantier va se poursuivre avec au second trimestre de cette année le début de la pose des « coques béton » et des 620 écailles de verres qui composeront la façade du stade. En mai et juin prochain, les grues commenceront à quitter le chantier. Débutera alors le montage de la charpente métallique de 6 500 tonnes (soit la moitié de la Tour Eiffel) qui sera posée par l’une des plus grandes grues mobiles d’Europe.

Cinq mois avant son ouverture au public, tout va être testé : l’air (800 000 m3 à traiter), l’acoustique, la lumière, le Wifi permettant jusqu’à 17 000 connexions simultanées ou encore l’écran géant de 2 400 m² (l’un des plus grands au monde) et ses 65 projecteurs. Cet écran géant adossé au mur de la partie bureaux de l’équipement ne servira que pour diffuser des ralentis ou des informations pendant les matchs de rugby. En clair, le club ne veut pas faire de ses joueurs des « starlettes » diffusées en géant. «Les deux entraîneurs (ndlr, Laurent Labit et Laurent Travers) m’ont expressément demandé à ce qu’on voit très peu les joueurs. C’est bien connu, pour remporter un match de rugby, il faut tuer les égos» explique Jacky Lorenzetti.

Grace à sa pelouse synthétique, pouvant être recouverte d’un sol modulaire en moins de douze heures, Jacky Lorenzetti espère attirer de grands artistes comme Johnny Hallyday, Adèle ou encore les Black Eyed Peas «Il y aura un concert le samedi et un match le lendemain puisqu’il faut seulement douze heures pour passer de la configuration scène à la configuration rugby.»

L’enceinte multimodale ambitionne d’accueillir une soixantaine d’événements (concerts, événement sportif, meeting,…) par an dont les quinze matchs de rugby du club des Hauts-de-Seine. En configuration rugby, l’équipement aura une capacité de 30 681 places. Sa jauge pourra varier de 40 000 à 10 000 places en fonctions des différents événements organisés. Le recours à l’Arena 92 pourrait se faire pour des épreuves de la coupe du monde de handball en 2017 mais aussi en cas de victoire de l’éventuelle candidature aux Jeux Olympiques de Paris en 2024.

Le nom du stade devrait être connu dans les prochains mois. Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing qui souhaite recourir au « naming » (pratique qui consiste à donner à une enceinte sportive le nom d’une marque ou d’une société pour une longue durée en échange d’une contribution financière), a déclaré espérer « aboutir à un naming digne de ce nom avant l’été ». Il a par ailleurs indiqué que le nom du futur exploitant devrait être choisi d’ici un à deux mois.

La partie bureaux, de 33 000 m² intégrée au stade sera entièrement occupée par le conseil général des Hauts-de-Seine qui l’a acquis pour 180 M€. Une acquisition qui avait été nécessaire au club pour permettre de financer les travaux, au moment ou la crise faisait rage et ou un recours contestait le projet.

Le chantier en photos :