Les putéoliens vont enfin pouvoir faire la grasse matinée le samedi matin sans être dérangés par les bruits des marteaux piqueurs. La maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Les Républicains) vient de prendre dernièrement un arrêté municipal pour mettre fin aux travaux bruyants les samedis matins sur tout le territoire de sa commune dont une partie du quartier de La Défense.

Auparavant autorisés entre 7h30 et 19 heures, les chantiers bruyants sur et sous la voie publique ainsi que ceux proches des habitations sont désormais strictement interdits le samedi, à l’exception des travaux d’urgence (fuite d’eau sur une canalisation, fuite de gaz, panne électrique…) où une dérogation pourra être exceptionnellement accordée, explique la ville sur son site internet. Les travaux bruyants sont toujours interdits les dimanches et jours fériés ainsi que la nuit des jours ouvrables entre 19 heures et 7h30 du matin.

« C’est très bien. Il y a trop de bruit »

Si ce nouvel arrêté s’applique désormais pour les gros chantiers, les habitants doivent également faire attention à leurs petits travaux. Les travaux momentanés de bricolage ou de jardinage réalisés par des particuliers, à l’aide d’outils ou d’appareils susceptibles de causer une gêne pour le voisinage en raison de leur intensité sonore, tels que tondeuses à gazon, tronçonneuses, perceuses, raboteuses, ou scies mécaniques ne peuvent être réalisés que les jours ouvrables de 8 heures à midi et de 14 heures à 19 heures, les samedis de 9 heures à midi mais pas les dimanches et jours et fériés.

Une mesure contre le bruit qui satisfait déjà les habitants de Puteaux comme Catherine. « C’est très bien. Il y a trop de bruit, confie cette habitante de la tour Eve. Mon appartement donne sur La Défense et c’est très pénible d’être réveillé le samedi matin par des travaux ».

Marc, qui habite lui un autre building du quartier, la tour Défense 2000 est plus sceptique sur cet arrêté et dit « ne pas y croire ». « Il y a toujours des bonnes raisons pour que les chantiers aient lieu », dit-il lapidairement.

Les contrevenants à cet arrêté risquent désormais 450 euros d’amende. Une somme importante pour les particuliers mais une broutille pour les grosses entreprises du BTP…