Tour Europlaza

La tour Europlaza

Achevée en 1972, la tour Septentrion de seconde génération, au nom de code CB 11, est signée de l’architecte Pierre Dufault. Les origines de la tour remontent avant même la création de l’EPAD en 1958. L’agence de conception avait déjà été choisie par la SICEM pour cette construction sur ce terrain.

La tour développe 44 500 m² répartis sur 30 étages, le tout s’élevant à 110 mètres de hauteur.

Les façades sont constituées de poteaux de béton armé habillés, tout comme le nez des planches,  d’un capotage en aluminium anodisé de couleur bronze clair et foncé.

Septentrion qui est située à l’angle du boulevard circulaire et de l’avenue André Prothin est l’une des rares tours de La Défense qui n’a pas de liaison directe par la dalle; elle est complètement accessible aux véhicules.

Au milieu des années 90, elle ne répond plus aux attentes des entreprises, et les promoteurs HRO et Meunier Entreprises confient à l’agence B&B sa restructuration complète. Cette mutation sera la première marquante d’une longue série à La Défense. Sa rénovation réalisée par Bouygues Construction se déroulera entre 1995 et 1999. La nouvelle façade est constituée au niveau de ses pignons de bandes de verre très réfléchissant et de bardages de granit. Le milieu des quatre façades est entièrement vitré, toujours d’un verre très réfléchissant. A l’issue de sa rénovation, la tour Septentrion qui prend alors le nom de Tour Europlaza se dotera d’un toit vitré triangulaire évoquant celui d’une maison. A l’intérieur de ce promontoire sont installés des locaux techniques.

 

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Il était prévu, à l’origine de ce projet de restructuration, l’implantation sur le sommet de la tour d’un panneau d’information boursière lumineux. Le mât trônant en haut du bâtiment aurait alors dû être légèrement plus haut, dépassant les normes imposées. Mais face à la complexité de l’opération et aux délais engendrés, le Maitre d’Ouvrage abandonna cette idée.

 

La simulation du panneau lumineux au sommet d'Europlaza

La simulation du panneau lumineux au sommet d’Europlaza

 

Le nouvel aménagement intérieur, notamment le hall, est réalisé par le décorateur Alberto Pinto.

Europlaza conserve toujours sa caractéristique de n’être accessible pour les piétons que par l’avenue Gambetta.

 

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IBM qui utilise la totalité de sa tour Descartes a besoin de locaux supplémentaires. Il profitera de la fin des travaux de la tour devenue Europlaza pour y louer des surfaces. Afin de protéger ses salariés qui ont besoin de se rendre régulièrement d’une tour à l’autre, mais aussi ses données informatiques confidentielles, le géant de l’informatique fait construire en toute discrétion un passage souterrain pour relier les deux tours. Ressemblant à s’y méprendre à un couloir de métro ou de RER, ce passage passe sous le circulaire. Il est doté de part et d’autre d’un escalier et d’un escalator. Mais le départ d’IBM de sa tour Descartes et d’une partie de la tour Europlaza fin 2009 condamne ce souterrain qui n’a plus d’intérêt. Il est muré dans un premier temps du côté de la tour Europlaza puis de même en 2013 du côté de la tour Descartes, devenue tour Eqho à l’issue de sa rénovation. Vestige d’un temps passé, ce souterrain ne devrait plus jamais voir circuler de piétons. Plus jamais…. sauf si, hypothèse improbable, un locataire  loue les deux tours et que les propriétaires des tours acceptent de ré-ouvrir ce passage « secret ».

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