Yann Arthus-Bertrand a toujours aimé prendre de la hauteur pour ses photos et cette fois-ci il grimpe dans le ciel parisien pour les présenter. Le célèbre photographe français dévoile jusqu’à la fin de l’année sur le Toit de l’Arche avec « Legacy, l’héritage que nous laissons à nos enfants », une rétrospective qui retrace sa longue carrière débutée dans les années 70.

Après avoir voyagé à Genève en Suisse, l’exposition, beaucoup plus grande que celle du pays helvétique fait une longue escale dans le quartier d’affaires. Yann Arthus-Bertrand dit avoir imaginé cette exposition comme étant « engagée » pour présenter ses combats en faveur de l’environnement et l’humain à travers 260 clichés. Certains sont devenus une référence comme ceux issus du livre « La terre vue du ciel » avec sa célébrissime photographie de la clairière en forme de cœur « Le Cœur de Voh » en Nouvelle-Calédonie. Mais d’autres photographies de l’artiste sont beaucoup plus méconnues ou récentes.

La célébrissime photo du « Cœur de Voh » en Nouvelle-Calédonie est à découvrir – Yann Arthus-Bertrand

« Je m’intéresse à la nature et l’environnement depuis que j’ai vingt ans et j’ai commencé à faire des photos dès 28 ans avec un petit Canon 24×36 petit-format », nous confie t- il. Trentenaire et autodidacte, Yann Arthus-Bertrand va débuter sa carrière en immortalisant au Kenya des lions avec son petit appareil photo entre 1979 et 1981. Ces photographies, les premières de sa carrière viennent ainsi ouvrir l’exposition qui s’étale sur 1 200 mètres carrés.

Son projet d’étude est de suivre des lions qu’il photographie tous les jours pendant trois ans au Kenya – Yann Arthus-Bertrand

Le photographie et président de la fondation environnementale « GoodPlanet », revient aussi sur son travail sur les bestiaux. Pendant une dizaine d’années il aura rendu visite à de nombreux éleveurs au salon de l’agriculture pour les immortaliser devant leurs bêtes. Mais Yann Arthus-Bertrand ce n’est pas que des photos. L’artiste dévoile quatre petits films.

Yann Arthus-Bertrand dévoile également son travail sur les « Bestiaux » – Yann Arthus-Bertrand

Et alors que beaucoup de photographes nostalgiques préfèrent l’argentique, Yann Arthus-Bertrand vit avec son temps. « Moi je suis pas du tout obsédé par le tirage argentique. Je trouve que les tirages numériques sont magnifiques. Je ne suis pas fétichiste des appareils photos », lâche le photographe et réalisateur de documentaires de 73 ans. Sacrilège pour certains, Yann Arthus-Bertrand n’a pas honte de dégainer son iPhone pour prendre des photos. « Aujourd’hui on fait tout à l’iPhone, tout le monde est photographe. Ils (les fabricants de smartphones, ndlr) ont travaillé sur leurs logiciels qui sont incroyables. On peut faire des photos magnifiques avec un tout petit objectif », poursuit-il. Mais que les puritains de l’image se rassurent : Yann Arthus-Bertrand n’a encore pas troqué son appareil photo reflexe pour un smartphone : « L’iPhone c’est juste pour le travail de tous les jours, sinon je travaille avec un Canon ».

Femme pêchant au filet sur un bras du delta (sud de Padmapukur, district de Khulna, Bangladesh) – Yann Arthus-Bertrand

L’exposition « Legacy, l’héritage que nous laissons à nos enfants » est à découvrir tous les jours sur le Toit de la Grande Arche jusqu’au 1er décembre prochain. Son accès est compris dans le prix du billet de la visite du Toit. Pour les tarifs il faut compter 15 euros pour les adultes et 10 euros pour les enfants. Et en réservant vos places sur internet c’est un peu moins cher. Infos et horaires : Lagrandearche.fr