La nouvelle mouture de l’événement estivale de Paris La Défense a fonctionné, et même très bien. Déplacée au cœur du parvis, l’animation qui a pour l’occasion changé de nom pour devenir « Garden Paris » et d’organisateur s’est achevée ce dimanche soir sur un bilan positif, pour l’établissement public Paris La Défense.

Le rendez-vous estival débuté le 11 juillet dernier aura durant six semaines triplé sa fréquentation avec 330 000 visiteurs, contre 108 000 l’année dernière. « Il y a eu presque de 16 000 personnes le premier jour pour le concert de Hyphen Hyphen », note, Quentin Dépalle, chef de projet événementiel à Paris La Défense. Avec une moyenne de 7 200 visites quotidiennes Garden Parvis aura su attirer les salariés du quartier d’affaires à l’heure de la pause déjeuner mais aussi contrairement aux précédentes années le soir avec ses afterworks.

Un temps ensoleillé durant pour cette édition de Garden Parvis

Mais c’est aussi grâce à une belle météo que Garden Parvis a fonctionné. Alors qu’en 2017 la pluie avait rincé l’animation, cette année le soleil l’aura baigné. Un peu trop parfois puisque l’épisode caniculaire de fin juillet a impacté la fréquentation. « On a senti une baisse de la fréquentation. On avait choisi de rester ouvert en prenant des mesures pour attirer le public avec des espaces ombragés et des brumisateurs », admet Quentin Dépalle. A contrario la pluie aura « un peu » gâché la fête avec seulement une journée de fermeture complète le dimanche 18 août et deux demi-journées. « Cette année on a  eu une météo très favorable, mais ça c’est des choses que l’on anticipe avant. On sait que l’on peut ne pas avoir toute le temps un temps favorable », poursuit Quentin Dépalle.

Car avec ses huit restaurants (douze avec les foodtruks), et six bars contre un seul auparavant, Garden Parvis a réussi à devenir une destination pour se restaurer. Ce sont d’ailleurs environ 40 000 repas et 55 000 verres (alcool et soft, hors l’eau distribuée gratuitement par Veolia et le Sedif sur leur stand) que les restaurateurs et bars revendiquent avoir servi.

« Le bilan est très positif financièrement »

Des restaurateurs qui disent être satisfait de leur été. « Le bilan est très positif financièrement. Dans l’ensemble ça c’est très bien passé », se réjouit Damien Cassart, le responsable du stand de gaufres et glaces artisanales Yummy & Guiltfree.

Côté animation il y en avait pour tous les goûts : baby-foot, billard, pétanque,… Durant quarante-cinq jours quelques 250 événements musicaux, ateliers, ont été proposés aux visiteurs et une centaine pour les enfants. 1 500 personnes ont participé à ces ateliers loisirs. Le soir ce sont une quarantaine de Dj qui se sont relayés aux platines.

Mais alors qu’avec l’Été Paris La Défense (et L’Été Defacto avant), l’animation estivale bénéficiait auparavant de la vaste pelouse de la place de La Défense, cette année il aura donc fallu se passer de cette verdure naturelle au profit de quelques carrés de gazon synthétique. « On a essayé de pallier l’absence de la pelouse en proposant des hubs végétaux avec une scénographie en bambou », précise Quentin Dépalle.

« On a eu une fréquentation beaucoup moins forte en weekend »

« Le succès de Garden Parvis confirme la pertinence de notre stratégie territoriale, qui repose notamment sur l’organisation et l’accueil d’événements tout au long de l’année. La transformation du quartier d’affaires en véritable lieu de vie animé est un enjeu fort de son attractivité et de son développement dans les années à venir », se réjouit pour sa part Marie-Célie Guillaume, la DG de Paris La Défense.

Organisé par l’agence Moma Event, Garden Parvis reviendra dès l’été prochain avec le même concept qui devrait cependant légèrement évoluer. « On a eu une fréquentation beaucoup moins forte en weekend. Il faudra trouver des solutions pour que les gens viennent profiter de l’événement les weekends », explique Quentin Dépalle. De nouvelles échoppes pourraient également être ajouter à la prochaine édition de Garden Parvis ce qui ne déplairait pas à l’un des deux uniques commercants présent cet été. « Le bilan est positif mais il n’y avait pas l’esprit d’un village », raconte Yoann Aboulkassimi, co-fondateur du commerce « Le Petit Dakarois ».