Les usagers de la ligne L du Transilien furieux d’avoir été oubliés du dispositif de dédommagement de Pécresse

L'association Plus de Trains s'est indignée de l'exclusion de la ligne L du Transilien par le Stif pour les mesures compensatoires de dédommagement suite aux nombreuses journées de grèves.

Une rame de la ligne L du Transilien - Defense-92.fr

Ils sont furieux ! L’association Plus de Trains qui réunit des usagers de la ligne L du Transilien ne cache pas sa colère après le refus du Stif de dédommager les usagers de cette ligne pour les nombreuses journées de grèves à répétition subies pendant ce premier semestre 2016.

Car si les utilisateurs des lignes B, D et E du RER ainsi que des lignes H, P et R du Transilien auront le droit à vingt euros de dédommagement (quinze pour les abonnés Imagine R et cinq euros pour les forfaits Solidarité mois) ceux de la L mais aussi de la J n’auront le droit à rien du tout. “Il y a un côté inéquitable, c’est dégueulasse, lâche Arnaud Betrand, co-fondateur de l’association qui rappelle que sa ligne (la ligne L) a subi trente journées de grèves depuis le début de l’année. On se sent méprisés, ils jouent avec les chiffres (la Sncf, ndlr), le Stif se fait balader”.

“Il y’a un côté inéquitable, c’est dégueulasse”

Mais alors pourquoi cette mise à l’écart ? Selon Arnaud Bertrand le Stif s’est basé sur les calculs de la Sncf qui ne prévoient une compensation que dès lors que le trafic était inférieur au service minimum fixé à 33 % durant au moins une journée en heure de pointe. Or l’association avait obtenu voilà plusieurs mois qu’en cas de mouvement social le trafic soit supérieur en heure de pointe et moindre le reste de la journée. Sauf que durant plusieurs journées le trafic était d’un train sur deux en heure de pointe et seulement de 13 % en heure creuse sur la L, l’excluant de facto. Mais l’association rappelle que la journée du 9 mars, seuls 33 % des trains avaient circulé durant toute la journée.

Plus de Trains, s’indigne également de l’exclusion partielle de la ligne U. Seuls les usagers habitant entre les gares de La Verrière et Versailles Chantiers seront indemnisés mais pas les autres. Elle rappelle sur sa page Facebook que la ligne a été fermée totalement durant deux journées (les 9 et 31 mars) et a connu un taux de 25 % de trains en circulation. Mais pour le Stif et la Sncf les clients entre La Défense et Versailles Chantiers pouvaient se reporter sur les lignes C, L et N.

Très remontée l’association prévient : ” Dans quelques jours si rien ne bouge, nous communiquerons un moyen- pour un certain nombre d’entre nous -de détourner le système de dédommagement et d’obtenir les petits 20 euros”.