Un court métrage pour dénoncer la lâcheté face à une agression

Une vidéo choc pour dénoncer l’indifférence de témoins face à une agression.

L'extrait du court métrage "Je suis à l'heure" - DR

« Je suis à l’heure » un court métrage, émouvant en compétition pour le cinquième Nikon Film Festival, montre un homme témoin d’une agression sexuelle dans le RER. Réalisé par Isabelle Quintard et Fabien Motte, cette vidéo choc de 2 minutes et 21 secondes veut dénoncer  la non assistance des personnes devant une agression.

La coréalisatrice de la vidéo  Isabelle Quintard, s’explique sur le choix de ce sujet évoqué sur le site Madmoizelle.com, faisant suite à l’agression sexuelle d’une femme dans le métro de Lille sans que personne n’ait réagi: « C’était suite à ce fait divers qui s’est passé dans le métro, à Lille. J’avais été vraiment choquée, de savoir que des gens étaient à l’intérieur, dans le même wagon, qu’ils avaient peut-être vu, entendu ce qui était en train de se produire. De me dire que les gens n’avaient pas réagi, ça m’avait interpellée. Ça m’a vraiment marquée. Tout le monde est potentiellement touché, parce qu’on s’est tous posé la question. Et si ça nous arrivait, si nous étions le témoin d’une scène pareille ? Et de fait, c’est déjà arrivé ». Les deux réalisateurs ont choisi comme personnage principal pour ce film, une personne neutre « Ni un salaud, ni un héros » dit-elle au site féminin.

Tout commence par une scène banale. Un homme en costume au téléphone avec sa compagne s’apprête à passer un entretien d’embauche à La Défense. Au même moment dans la rame du RER qui s’apprête à l’amener à bon port, une femme se fait embêter par un homme insistant en recevant des avances. Notre personnage monte alors dans le train muni de ses écouteurs en écoutant de la musique. Mais l’agresseur se fait de plus en plus instant envers la jeune femme. Malgré sa musique à pleine puissance, l’homme entend et voit l’agression qui devient rapidement sexuelle. Notre passager visiblement gêné par la situation ne va pas réagir, en préfèrant détourner le regard, tout comme deux autres voyageurs un homme et une femme. Chacun d’un air gêné, attend visiblement que l’autre réagisse. Sauf que personne ne réagira.