L’association Plus de Trains souffle sa première bougie

Les membres de l’association Plus de Trains le vendredi 14 février 2014 dans la gare Transilien de La Défense - Defense-92.fr

Un lapin blanc, une horloge à la patte, scène inhabituelle ce vendredi 14 février pour les usagers de la ligne L qui sont passés par La Défense aux alentours de 9h. Pour son premier anniversaire, l’association Plus de Trains, lancée il y a tout juste un an, a voulu marquer le coup en faisant prendre le train à sa mascotte « le lapin » d’Alice aux Pays des Merveilles.

Arrivé sur le quai Transilien de La Défense par le train d’Asnières, le lapin accompagné des membres de l’association, notamment de ses deux fondateurs Kamel Zaoui et Arnaud Bertrand, a parcouru pendant une vingtaine de minutes les quais et couloirs de la gare en distribuant des tracts aux voyageurs les invitant à signer la pétition qui demande la mise en place de « mesures d’urgence » pour la ligne L, invite à rejoindre la page Facebook ou encore  à adhérer à l’association.

Une campagne qui a moyennement plu à la SNCF. En pleine distribution, les membres de l’association se sont fait interpeler à travers une annonce sonore rappelant « l’interdiction de distribuer des tracts dans la gare ».

Le petit groupe composé d’une douzaine de membres a terminé sa petite virée en soufflant une bougie et en partageant un gâteau en forme de cœur, clin d’œil à la St Valentin jour de la création de l’association.

A l’origine de l’association, tout a démarré en février 2012 d’une page Facebook lancée par Kamel Zaoui qui demandait une meilleure desserte entre Asnières sur Seine et La Défense le matin et le soir. Un an plus tard la page fédère de nombreuses personnes et devient une association qui compte aujourd’hui une quinzaine de membres. La page Facebook réunit elle plus de 1 500 personnes. En l’espace d’un an cette jeune association d’usagers qui a élargi son combat à toute la ligne n’aura pas chômé en dénonçant les nombreux retards, suppressions de trains, mouvements sociaux,…. Avec le soutien de nombreux maires des villes concernées par la ligne, les membres ont réussi à se faire entendre par la SNCF en obtenant entre autres de la SNCF et du STIF un remboursement partiel de leur abonnement à hauteur de 30%, et surtout des investissements pour l’amélioration de la ligne ainsi qu’une modification de la grille horraire.

La SNCF avait annoncé la veille du rassemblement, jeudi 13 février 2014 qu’elle allait expérimenter pendant deux mois la suppression de deux trains Versailles Rive-Droite- Paris en pleine heure de pointe du matin, dans le but de désaturer la ligne et d’améliorer la régularité. « Cette annonce a surpris des milliers d’usagers, car cette mesure est sur le créneau le plus chargé (7h30-9h) et nous laissait très sceptiques sur son intérêt et sur la dégradation générée » explique l’association. Mais rebondissement le lendemain, la SNCF annonce la suspension de cette expérimentation face à une grogne montante.