L’association Plus de Trains pour La Défense interpelle Jean-Marc Ayrault

Le quai de La Défense sur la ligne L

La situation ne s’arrange guère pour les usagers de la ligne L entre Asnières-sur-Seine et La Défense, malgré la mobilisation de plusieurs élus dont le maire de Courbevoie et d’Asnières-sur-Seine et les réunions de la SNCF. L’association créée il y a un peu plus d’un an a désormais élargi sa demande à la SNCF de faire circuler plus de trains les matins et soirs vers La Défense non plus seulement entre d’Asnières-sur-Seine et le quartier d’affaires mais en y intégrant les gares de Pont Cardinet et de Clichy Levallois.

Dans un courrier adressé au premier ministre Jean-Marc Ayrault, l’association indique se féliciter du rapport Duron qui affiche les priorités du gouvernement portant sur les transports au quotidien mais demande des solutions à court terme pour faire circuler plus de trains sur la ligne L.

« Les usagers de la ligne L du Transilien Saint-Lazare sont depuis des mois, très régulièrement victimes de suppressions volontaires de trains en heures de pointe, générant des situations de danger dans les gares, notamment de Bécon-les-Bruyères et d’Asnières-sur-Seine. Ces deux gares servent de correspondance vers La Défense pour les habitants des villes voisines » explique l’association qui précise que depuis le début du mois de juillet les trains ont subi des retards 9 matins sur 11.

« Quand un de nos trains omnibus a quelques minutes de retard, la SNCF préfère le mettre
terminus à Bécon-les-Bruyères pour qu’il ne mette pas trop en retard le train direct sans arrêt suivant qui relie Paris à La Défense puis St Cloud en express. Ainsi, la SNCF a plus de chances d’être « malusée » (ndlr, de la part du Stif) que sur un seul train, celui qui a été supprimé, plutôt que sur deux ou trois, qui auraient eu 5 minutes ou plus de retard mais auraient tous roulé » affirme l’association.

Toujours dans le courrier, Plus de Trains pour La Défense dénonce le manque de transparence de la SNCF sur les statistiques de la régularité et sur les véritables raisons des suppressions des omnibus de la ligne L.

Enfin, l’association continue de s’inquiéter du « danger » que présente cette situation avec des quais très souvent bondés de voyageurs qui attendent leur train.