L’association « Plus de trains pour La Défense » dénonce une « semaine noire »

Le quai de La Défense sur la ligne L

La semaine a été difficile pour les usagers de la ligne L du Transilien entre les incidents et les grèves. La ligne a été très perturbée le mardi 4 et mercredi 5 en raison d’une grève surprise suite à l’agression d’un contrôleur. L’association qui demande depuis plusieurs mois plus de trains entre La Défense et Asnières parle ainsi d’une semaine « désastreuse ».

« Si la SNCF semble être consciente des graves difficultés que rencontrent les usagers de ces lignes, le STIF et l’Etat ne semblent pas prendre la mesure de la situation chaotique qui s’est installée dans le quotidien des usagers que nous sommes, explique l’association. Nous appelons une nouvelle fois l’Etat, le STIF, la SNCF, RFF, et les élus de la région à prendre la mesure de la situation calamiteuse des lignes de St Lazare et à en tirer les conséquences en prenant enfin des décisions rapides, notamment d’investissements, pour résoudre : les problèmes récurrents d’insécurité que subissent le personnel SNCF et les usagers de la SNCF, Les instabilités de l’exploitation actuelle, notamment que la grille dérogatoire de la Ligne L soit revue pour prendre en compte les réalités de nos gares, la forte vétusté des installations – train en panne, rails cassés ou poste d’aiguillage foudroyé – qui génère des annulations en série et des effets boules de neige auprès des usagers et la situation très difficile du dialogue social, qui entraîne des recours inopinés aux droits de retrait, d’un grand nombre de conducteurs de trains, créant des situations très délicates pour des centaines de milliers d’usagers qui ne peuvent plus rentrer chez eux et rendant inefficace la règlementation sur le service minimum ».

Les responsables de l’association regrettent que leurs demandes répétées n’aient fait l’objet d’aucune mesure concrète de la SNCF et du STIF.

« Ces acteurs publics détiennent pourtant les clés de l’amélioration du réseau St Lazare, à court et à long terme, pour qu’enfin ces lignes, qui sont utilisées chaque jour par 600.000 usagers, cessent d’être les éternelles oubliées des plans d’amélioration, alors que des moyens conséquents sont mis en œuvre par ailleurs par exemple pour les lignes de RER » souligne l’association dans un communiqué.