Ils réclament plus de trains entre La Défense et Asnières-sur-Seine

La gare de Asnières-sur-Seine

Certains en ont assez de voir les trains passer sans s’arrêter à la gare d’Asnières-sur-Seine. Alors que Defacto, l’EPADESA et la SNCF avaient lancé à l’été 2010 une campagne commune incitant les usagers à utiliser cette ligne afin de soulager les lignes A du RER et 1 du métro, des clients expriment aujourd’hui leur colère face à cette ligne.

Si la branche de ligne qui relie : Paris Saint-Lazare via La Défense à Saint-Cloud, Versailles Rive-Droite, et Saint-Nom la Bretèche, propose des trains directs et omnibus toute la journée entre les gares de Bécon-les-Bruyères et les terminus de la ligne, ce n’est en revanche pas le cas pour Asnières-sur-Seine. Seuls 9 trains les matins de semaine en direction de La Défense -le premier à 5h47 et le dernier à 8h54- font escale dans la gare et aucun dans l’autre sens. Les soirs de semaine en direction de Paris Saint-Lazare ce n’est guère mieux : 11 trains entre 16h51 et 19h36 marquent l’arrêt à Asnières-sur-Seine et seulement 1 train vers La Défense à 1h02. Soit 21 trains par jour, ce qui est très faible compte tenu de la population d’Asnières-sur-Seine -environ 80 000 habitants- et surtout de l’importance de la gare.

En dehors de ce maigre créneau horaire, les usagers ne peuvent plus se rendre directement à La Défense. Ils doivent prendre la branche L du Transilien en direction de Nanterre Université et changer à Bécon-les-Bruyères, l’arrêt suivant pour y attendre l’un des trains de la branche de Saint Cloud, Saint-Nom la Bretèche ou Versailles Rive Droite, rallongeant ainsi considérablement le temps de parcours. Et encore tout cela sans compter les très fréquents retards et suppressions de trains !

Face à ces difficultés et aux horaires adaptés uniquement aux horaires de travail classique, des clients s’agacent et demandent du changement. Kamel qui habite à Asnières-sur-Seine et travaille à La Défense depuis de nombreuses années souhaite exprimer son ras-le-bol. Il a créé le samedi 18 février 2012 une page et un groupe Facebook afin de rassembler les usagers qui comme lui demandent que les trains marquent l’arrêt dans les deux sens tout au long de la journée.

Lundi soir, le groupe réunissait 35 membres et la page 18 mentions « j’aime çà ». Tous espèrent que la SNCF entendra leur voix et proposera des horaires pour relier l’une des plus grandes villes du département au plus grand quartier d’affaires d’Europe.