Ces monocycles qui s’invitent sur la dalle de La Défense

Depuis plusieurs mois, les monocycles électriques ont envahi le quartier de La Défense. Ces drôles d'engins tentent de s'imposer comme un nouveau mode de transport pour dépasser les vélos, rollers, trottinettes et skateboards.

Un utilisateur de monocycle sur le parvis de La Défense - Defense-92.fr

Ce sont de drôles d’engins qui circulent depuis quelques mois sur la dalle de La Défense. Les monocycles connus également sous les noms de « monoroues » ou « riders », ont dernièrement envahi le quartier de La Défense et entendent concurrencer les vélos, rollers, trottinettes et skateboards. Inventé en 2011 aux Etats-Unis, le monocycle repose comme son nom l’indique sur une seule roue avec un système gyroscopique qui permet d’accélérer ou de freiner par simple inclinaison du corps. Le principe du monocycle est le même que celui du Segway: lorsque vous vous penchez légèrement en avant, le système gyroscopique d’auto-équilibrage du monocycle détecte votre action, met en marche la machine et la redresse légèrement pour vous éviter d’être déséquilibré. Une fois lancé, vous pourrez faire ralentir la roue en vous penchant légèrement en arrière ; le système gyroscopique détectera alors votre action de la même manière qu’en marche avant. Le tout est alimenté électriquement par une batterie au lithium ce qui permet d’atteindre une vitesse moyenne de 10 à 20 km/h.

Parmi les très nombreuses marques et revendeurs de ces équipements qui se développent dans l’hexagone, Alexander Rogers tente de s’imposer. L’homme âgé de 29 ans est devenu le distributeur officiel en France de la marque chinoise Fotowelt et il entend bien tirer parti de ce marché bien juteux avec son site internet. A son catalogue en plus des monocycles, il propose des skates gyroscopiques ou des gyropodes.

Pour conquérir de nouveaux clients et faire la promotion de son entreprise, Alexander n’a qu’à se balader avec son monocycle dans la rue ou sur le parvis de La Défense, son terrain de jeu préféré. « A chaque fois que je roule avec, des gens m’arrêtent pour savoir où je l’ai trouvé » explique t-il en estimant qu’il y a un potentiel important en France pour ce nouveau mode de transport doux. Et sur le Parvis en pleine démonstration, il est rapidement interpelé par Martine, une soixantaine d’années habitante de Boulogne « Je trouve çà extraordinaire » confie t-elle en se qualifiant elle même de geek « C’est comme si on avait des ailes » se réjouit-elle après un rapide essai de la bête. Jérôme, 21 ans habite Versailles et a lui succombé au monocycle depuis quelques mois « C’est un de mes collègues qui m’a fait découvrir les monocycles » explique t-il. Le jeune homme l’utilise quotidiennement pour effectuer une partie de son trajet entre son domicile et son lieu de travail. Pour l’apprentissage c’est très simple affirme Alexander « Quelques heures suffisent ». D’ailleurs il offre pour tout achat sur son site fotowelt.fr, d’un des appareils, une formation personnalisée dans la région parisienne. Mais au début mieux vaut ne pas avoir peur de l’appareil, car il n’est pas évident de tenir en équilibre sur une roue et de se pencher en avant pour avancer.

Côté prix, comptez entre 600 et 1 500 euros selon la marque et le modèle. Alexander a lui à son catalogue un modèle pesant une dizaine de kilos à 585 euros avec comme caractéristique une vitesse maximale de 18 km/h et une autonomie de 12 à 20 km/h, variant selon l’usage et le poids de l’utilisateur.

Pour le moment aucune règle n’encadre vraiment ces équipements; il est donc possible de circuler sur les trottoirs mais aussi sur la route, mais mieux vaut être prudent et bien maitriser son engin en évitant de frôler les piétons. Il peut être conseillé pour sa sécurité de s’équiper comme en vélo d’un casque et autres protections.