La panne d’ascenseur se transforme en réappropriation du Toit par le ministère

Un ascenseur panoramique

Ré-ouvrira ? ou ne ré-ouvrira pas ?, c’est la question qui se posait quand à l’avenir du Toit de la Grande Arche fermé depuis la fin avril 2010 à la suite d’une panne des ascenseurs panoramiques…

Initialement fermé pour une durée de quatre mois, délai pour réparer les ascenseurs, la réouverture avait été en juin, repoussée début 2011. Inquiet de cette annonce, Philippe Nieuwbourg, directeur du musée de l’Informatique craint pour l’avenir du Toit mais surtout de son musée; il décide alors de contacter de lui-même Jean Louis Borloo dont le ministère de l’environnement est propriétaire des lieux. Le 28 juillet 2010, une réponse officielle du ministère : Le toit de la Grande Arche ne ré-ouvrira pas: le ministère de l’Environnement préfère récupérer les lieux pour les transformer en bureaux. Une réponse surprenante pour l’intéressé : selon lui « le Toit de la Grande Arche n’est pas adapté pour accueillir des bureaux; la hauteur sous plafond est trop importante, il y a peu de fenêtres, je pense plutôt que se sera pour récupérer les salles de conférences et organiser les cocktails du ministère » explique t-il.

« Les ascenseurs panoramique sont réparés, il manque juste la signature du ministère pour la remise en service » regrette Philippe Nieuwbourg.

Cette décision hallucinante s’avérant définitive, elle prive La Défense de son statut de premier site touristique des Hauts-de-Seine qui accueille chaque année 250 000 visiteurs dont de nombreux scolaires venant découvrir le musée de l’informatique; et ultérieurement découvrir le nouveau musée du jeu vidéo. Mais le Toit de l’Arche abrite aussi un restaurant, des salles de conférences, des espaces de séminaires, le club du Toit Citoyens, un espace exposition,… sachant que depuis la conception de l’Arche, le Toit devait être un lieu accessible au public. Cette fermeture définitive entrainera la suppression d’une cinquantaine d’emplois.

Du côté de la direction de la société exploitant le Toit, pour le moment la réouverture est toujours officiellement pour 2011, mais en réalité cette dernière serait en négociation avec le ministère de l’environnement sur des dédommagements en contrepartie de son départ.

Si le Toit ne ré-ouvre jamais aux public, pour Philippe Nieuwbourg, pas question de voir ses dizaines de pièces de collections disparaitre « Je tiens à ce que mon musée reste en France; j’ai contacté les 36 maires des Hauts-de-Seine pour tenter de trouver un lieu d’hébergement » expliquant qu’il aurait a déjà reçu des propositions concrètes mais hors de l’hexagone pour la Belgique et le Canada. Même topo pour les responsables du musée du jeu vidéo qui sont à la recherche de nouveaux locaux. Une séparation des deux musées serait regrettée par leurs responsables qui estiment qu’ils sont complémentaires dans un lieux unique et ouvert à tous.