Fusion du Racing 92 et du Stade Français : quid de la U Arena

Alors que les deux clubs rivaux de rugby le Racing 92 et le Stade Français ont annoncé leur mariage pour la prochaine saison, l’avenir de la future U Arena reste en question.

La U Arena en configuration rugby - Agence Christian de Portzamparc

C’est une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe dans le milieu sportif. Au lendemain de l’annonce du mariage des deux clubs de rugby rivaux, le Racing 92 avec le Stade Français, l’avenir de la U Arena et du stade Jean Bouin n’ont pas été clairement définis par les dirigeants des deux clubs.

Lors de leur conférence de presse, les présidents des deux clubs, Jacky Lorenzetti pour le Racing 92 et Thomas Savare pour le Stade Français ont assuré que les deux stades seraient utilisés, sans toutefois préciser le rythme.

Selon certains médias, la U Arena en cours de construction devant être livrée par Stadome, la filiale du Racing 92 en octobre prochain pourrait, avec ses 32 000 places accueillir une grande partie des rencontres du nouveau club en TOP 14. En cas d’indisponibilité de l’enceinte multimodale qui ambitionne de recevoir plusieurs grands événements par an comme des concerts, les matchs se feraient alors au stade Jean Bouin, l’actuel lieu de résidence du Stade Français.

La ville de Paris et le département des Hauts-de-Seine compte bien ne pas laisser filer le nouveau club

Dans un communiqué la ville explique avoir été prévenue « quelques minutes avant la presse » et dit  » déplorer le fait que les collectivités, les partenaires et les joueurs n’aient pas été associés à cette réflexion ». Le Stade Français dispute ses matchs à domicile au stade Jean-Bouin, qui abrite par ailleurs également son siège. « Le stade a été entièrement rénové par la ville de Paris sous la précédente mandature pour assurer aux joueurs les meilleures conditions d’entraînement et de match. Cette fusion ne doit pas tirer un trait sur tout cela », prévient la mairie. La municipalité a précisé à l’AFP qu’elle versait 800 000 euros de subvention annuelle au club du Stade Français, qui paye en retour 1,2 million d’euros de location pour le stade.

De son côté, Patrick Devedjian, le président des Hauts-de-Seine dont le département verse une subvention annuelle de 1,2 million ne compte lui aussi pas laisser filer le club. « Nous avons acheté 30 000 mètres carrés de bureaux au sein de U Arena pour que le projet puisse se faire. Compte tenu de ces efforts, il y a donc deux choses sur lesquelles je ne transigerai pas : l’identité et l’ancrage local. Pas question de perdre le côté « 92 » et d’aller jouer ailleurs qu’à La Défense. Il y a également un magnifique centre d’entraînement au Plessis-Robinson qui a bénéficié d’investissements importants » a-t-il déclaré au journal Le Parisien dans une interview.

Les discussions entre le nouveau club et d’une part les Hauts-de-Seine et d’autre part la ville de Paris promettent donc d’être animées au cours des prochains jours.