Manifestation au pied de la Grande Arche

Manifestation au pied de la Grande Arche

Les salariés des établissements de santé privés à but non lucratif, ont manifesté durant une grande partie de la journée du mercredi 30 mars 2011 au pied de la Grande Arche à l’occasion de l’assemblée générale des directeurs de ces établissements. Environ 1 200 manifestants ont protesté au pied de la Grande Arche sur le Parvis et dans le passage menant à l’Espace Grande Arche où se tenait l’assemblée. Venus principalement de l’Ile-de-France mais aussi de toute la France les protestataires contestaient le vote de la révision de la « CCN 51 »: et notamment les mesures concernant la suppression de la reprise d’ancienneté par un autre établissement, l’instauration d’une prime au mérite, la suppression de cinq jours de repos. L’espace Grand Arche, véritable « buncker »,protégé des manifestants par des dizaines de CRS et gendarmes mobiles, a accueilli l’assemblée générale toute la journée dans les sous-sols du bâtiment . C’est sous les huées et dans la bousculade des manifestants qu’ont tenté d’entrer les responsables des établissement .

« En 2006 nous avons effectué 1 800 accouchements, en 2010: 2 800, avec du personnel en moins » dénonce Virginie Gossez, représentante SUD à la maternité des Bluets qui explique entre autres que  » l’hôpital Foch fait payer les usagers qui téléphonent pour prendre contact 15 centimes la minute »… Ceci est l’un des nombreux « scandales » que dénonçaient les infirmiers, aides soignants, AMP et éducateurs qui accusent ces établissements de « privilégier de plus en plus le profit par rapport aux soins ».

Cette manifestation aura tout de même perturbé le fonctionnement de l’école IESEG située dans le socle de la Grande Arche. En effet les accès de l’école, situés juste au dessus de l’Espace Grande Arche, ont été bloqués par les CRS empêchant personnels et étudiants d’ entrer mais surtout d’en sortir.

Ce rassemblement qui s’est terminé vers 16h, mené par la CGT, FO, CFTC et SUD, n’a donné lieu à aucun incident ni arrestation assure une source policière.