Les grévistes d’Otis maintiennent la pression sur leur direction

Le conflit social entre les salariés d'Otis et leur direction se poursuit. Pour la troisième journée consécutive les grévistes étaient réunis toute la journée du mercredi 10 juin devant le siège de leur entreprise.

La manifestation d'Otis le 10 juin - Defense-92.fr

Le mouvement de grève chez Otis se poursuit. Pour la troisième journée consécutive, les salariés de l’ascensoriste américain se sont réunis devant le siège de leur entreprise installé immeuble Ile-de-France à La Défense. Les grévistes protestent contre un projet de plan social comportant 170 suppressions de postes et contre la charge de travail induite par la baisse à venir des effectifs. Ils s’élevaient également contre l’absence d’augmentation salariale collective en 2015.

Ce mercredi 10 juin, un millier de manifestants selon la CGT, 800 selon la police étaient réunis aux abords des bureaux d’Otis, protégés par plusieurs cordons de CRS et gendarmes mobiles. Les salariés franciliens de la filiale du groupe américain United Technologies Corporation avaient été rejoints par leurs collègues de plusieurs villes du nord de la France dont Amiens, Calais, Lille, Reims ou Metz. En fin d’après-midi quelques incidents ont éclaté entre des CRS et des manifestants après que ces derniers leur aient jeté des oeufs et des bouteilles en verre. Les forces de l’ordre ont alors répliqué avec des gaz lacrymogènes. La veille, les grévistes s’étaient rendus dans le centre commercial des 4 Temps et du Cnit pour couper le fonctionnement des escalators et des ascenseurs, dont Otis a la gestion. Ils s’étaient également rendus au Pont de Neuilly pour mener une opération escargot à l’entrée du tunnel de Neuilly.

Alors que Eric Basquez, délégué CGT, avançait un taux de 80%de grévistes, la direction d’Otis, elle, donnait un chiffre nettement inférieur avec seulement un tiers de grévistes, chez les 4 500 salariés d’Otis en France.

Depuis le début du conflit social qui a débuté le vendredi 5 juin à l’appel de l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), 7 000 des 160 000 ascenseurs, escalators et autres équipements d’Otis seraient hors service, en attente de réparation, selon Eric Basquez.