En colère les agents de sécurité défilent à La Défense

Environ 150 agents de sécurité ont manifesté ce mercredi 2 novembre sur le parvis de La Défense pour demander des hausses de salaires et une meilleure reconnaissance de leurs métiers.

Environ 150 agents de sécurité ont manifesté ce 2 novembre sur le Parvis de La Défense pour demander des hausses de salaires - Defense-92.fr

Pour eux la coupe est pleine. Les agents de sécurité du secteur privé se sont mis en grève ce mercredi 2 novembre à l’appel de l’intersyndicale CGT, UNSA et CFTC avec des rassemblements à Bordeaux, Rouen, Marseille, Lyon, Toulouse ou encore La Défense.

Dans le quartier d’affaires de La Défense, lieux très symbolique pour la sécurité, quelques 150 personnes ont déambulé une bonne partie de l’après-midi au pied des tours aux cris de « Augmentations des salaires », « Sécurité en colère » ou encore « Patrons voyous, clients complices ».

« Notre profession n’est pas reconnue »

Dans le cortège où étaient exhibés trois mannequins habillés en agent de sécurité, Mohamed et Benjamin battent le pavé. « Notre profession n’est pas du tout reconnue » lâche Mohamed, 46 ans avec 11 ans de métier dans la sécu. A ses côtés, Benjamin, 35 ans qui travaille lui dans le secteur depuis 8 ans est tout aussi remonté : « Les salaires ne suivent pas, ce métier n’est pas considéré ».

Cette profession, très sollicitée depuis les attentats de novembre 2015, demande de meilleures conditions de travail ainsi que des hausses de salaires. Les trois organisations syndicales réclament aux entreprises du secteur qui emploient quelques 150 000 personnes en France, une hausse générale nette de 10 % des salaires mais aussi une meilleure transparence dans l’utilisation des subventions publiques et des aides ou exonérations accordées.

Si les trois fédérations se disent déterminées à mener cette « lutte » jusqu’à l’application effective de cette hausse, peu de chance que les agents emboitent le pas et se lancent dans une grève massive et longue. Car bon nombre d’entre eux généralement payés au Smic ne seraient pas prêts à perdre une ou plusieurs journées de salaire, d’autant plus qu’une large majorité n’est pas syndiquée.