A La Défense les Yara dénoncent leurs conditions de licenciement

Depuis ce mercredi des salariés de la société chimique norvégienne Yara sont en grève. Avec ce mouvement ils entendent s’opposer aux conditions de leurs licenciements.

Au pied de la tour Opus 12 plusieurs salariés de Yara France protestent depuis ce mercredi contre les conditions d'un plan social - Defense-92.fr

Ils ne veulent pas partir les mains dans les poches. Depuis ce mercredi plusieurs salariés de Yara France dont le siège est implanté à La Défense, tour Opus 12 se sont mis en grève pour protester contre les conditions du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) mis en œuvre par leur direction. Le groupe chimique norvégien prévoit de délocaliser en Lituanie à partir de l’année prochaine son service de fonction logistique et service client appelé « Supply Chain ». Cette mesure se traduira par la suppression en Europe de 235 postes. En France, ce plan social concernera trente-cinq salariés, tous basés dans le quartier d’affaires dont vingt-trois en CDI, le reste étant des CDD ou intérimaires.

« Nous demandons aujourd’hui à la direction de prendre des mesures d’accompagnement à la hauteur du préjudice qui va être subi par les salariés, explique Martine Forestier, la déléguée CFDT, de Yara France. Non seulement on dit aux salariés qu’ils vont être licenciés mais en plus la direction leur dit qu’ils vont devoir rester jusqu’à la mise en place du transfert des compétences. C’est une rétention de personnel ». Si la CFDT a bien compris que la direction de l’entreprise ne reviendra pas sur son projet, il n’en demeure pas moins qu’elle conteste les raisons économiques de cette délocalisation. « Les experts qui ont repris le dossier disent que cette délocalisation n’est pas justifiée financièrement et qu’il faudra un nombre d’années très long pour en voir le bénéfice », s’agace Martine Forestier.

En France le groupe Yara emploie actuellement 650 salariés répartis entre son siège de La Défense et ses quatre usines. Une de ces quatre unités de production, celle à Pardies (64) va par ailleurs fermer fin octobre, ce qui entrainera la suppression de quatre-vingt emplois supplémentaires.