Moins d’un mois après les attentats Defacto veut rassurer les habitants

Defacto organisait mardi 8 décembre une réunion publique pour rassurer les habitants du quartier mais aussi les commerçants du quartier sur les mesures mises en place après les attentats parisiens et l’annonce des attaques déjouées à La Défense.

La réunion publique de Defacto pour rassurer les habitants et commercants après les attentats du 13 novembre 2015 - Defense-92.fr

La salle était remplie. Plus de soixante personnes, principalement des habitants et commerçants du quartier ont répondu présent à l’invitation de Defacto, l’établissement public de gestion et d’animation de La Défense qui a organisé mardi 8 décembre une réunion publique pour rassurer après les attentats du 13 novembre dernier. A la tête de cette réunion Marie-Célie Guillaume, la directrice de Defacto, le commissaire de La Défense Emanuel Gauthier et un responsable de la préfecture des Hauts-de-Seine.

« On tient beaucoup à ce que vous nous remontiez les infos » a déclaré le commissaire du quartier qui a précisé que le nombre de militaires en patrouille dans le quartier est passé de 30 à 50. Mais certains habitants ont critiqué le manque de présence de policiers la nuit : « A partir d’une certaine heure il n’y a plus de sécurité » s’est exclamé un habitant. Une réduction des patrouilles qu’a reconnu le commissaire « On ne peut pas mettre des policiers H24. Il y en a moins mais ce n’est pas pour autant qu’il y en a plus, nous avons dû faire des arbitrages ».

Lors de cette réunion qui duré un peu moins de deux heures, la DG de Defacto a tenu à sensibiliser sur les fausses rumeurs qui peuvent circuler sur les réseaux sociaux au sujet du quartier. Une référence à la fausse rumeur qui avait annoncé en janvier dernier après la tuerie de Charlie Hebdo, la présence d’un homme armé dans le quartier. Une rumeur qui avait été rapidement démentie. Marie-Célie Guillaume a également souhaité encourager les habitants du quartier à ne pas paniquer « Il est important que la vie continue ».

Mais la préoccupation de la foule n’était pas vraiment le terrorisme mais plutôt la petite délinquance. Plusieurs habitants ont profité de la présence de la DG de Defacto et du commissaire pour exprimer leurs inquiétudes et ras le bol face notamment aux larcins commis dans certains parkings publics du quartier.