Le prolongement ouest du RER E déclaré d’utilité publique

Le RER E en gare de Haussmann Saint-Lazare

Dans un communiqué commun, les deux établissements d’aménagement, l’EPADESA et l’EPAMSA, l’établissement public d’aménagement du Mantois Seine Aval se sont félicités de la déclaration d’utilité publique (DUP), signée le 31 janvier 2013, par les Préfets des Hauts-de-Seine, de Paris et des Yvelines, pour le prolongement du RER E vers l’ouest de Haussmann Saint Lazare jusqu’à Mantes-la-Jolie via La Défense et Nanterre. « Si des décisions importantes restent à franchir, il s’agit là d’une étape décisive pour le développement de ces territoires stratégiques » déclarent les deux établissements.

« Le développement de l’offre de transports, avec l’arrivée d’EOLE renforce la centralité du quartier. Cet investissement en faveur des transports en commun est incontournable pour l’avenir du quartier, et vital pour la réalisation de l’ensemble de nos projets » se réjouit Joëlle Ceccaldi-Raynaud, présidente du conseil d’administration de l’EPADESA.

Cette nouvelle liaison RER qui reliera les bassins d’emploi de la Défense au territoire de Seine Aval permettra, par ses effets directs et indirects, d’améliorer très sensiblement et à court terme (d’ici à 2020) les « transports du quotidien » pour un grand nombre d’usagers des lignes du secteur : dénaturation du RER A, meilleure fluidité de la ligne Paris Mantes par Poissy, notamment pour les trains normands, dénaturation de la gare Saint Lazare de surface, facilitation de l’exploitation des missions EOLE à l’est.

D’une longueur de 8 km le tunnel partira de Haussmann St-Lazare pour déboucher au Faisceau à Nanterre. Le tunnel double-voies longera le boulevard Haussmann, l’avenue Friedland, l’avenue de la Grande Armée. Là sera construite sous le terre-plein central la première station, celle de la Porte Maillot. Elle comprendra deux voies avec deux quais latéraux et sera raccordée au RER C et à la ligne 1 du métro.

Le tunnel continuera ensuite sa route vers La Défense en empruntant l’avenue Charles-de-Gaulle puis la rue des Poissonniers, la rue Paul Chartousse et la rue du Pont à Neuilly. Une fois la Seine franchie, à Courbevoie le tunnel passera sous la rue de l’Abreuvoir une partie de la rue de Bezons avant d’entamer un virage pour arriver parallèlement avenue Gambetta au niveau de la rue d’Essling. A cet emplacement sur l’actuel jardin central sera réalisé le puits de chantier d’où partira le tunnelier en direction de Haussmann St-Lazare. Plusieurs possibilités sont envisagées pour l’après chantier. La moins coûteuse serait de l’enterrer, il pourrait toutefois être démonté.

A partir de ce point, le tunnel creusé « à la main » continuera de longer l’avenue Gambetta puis se séparera en deux sous l’immeuble Exaltis, avenue Albert Gleizes et Prothin. Après un virage la gare de La Défense viendra se nicher dans un caisson en béton de 225 mètres sur 36,50 mètres sous le CNIT à 30 mètres (depuis la dalle) de profondeur parallèlement au Parvis de La Défense avec comme configuration un quai central muni de deux voies latérales. Des accès permettront un lien direct entre le quai du RER E et ceux la ligne A du RER. D’autres accès offriront une liaison avec la salle d’échange de Cœur Transport ainsi que sur le Parvis de La Défense.

Les deux tunnels entameront là une montée de 3 % pour se rejoindre et sortir au niveau de l’immeuble le Palatin. Une troisième gare celle de Nanterre La Folie, en aérien, sera créée. Elle comprendra quatre quais et six voies. Son positionnement exact n’est pour l’heure pas déterminé, il pourrait être légèrement décalé sur les entrepôts Géodis permettant ainsi le doublement de la D 914. Cette solution entrainera la destruction d’un immeuble appartenant à Silic situé au 14 avec François Arago à Nanterre.

Des voies de garages seront également construites le long de la rue Noël Pons. Deux configurations sont envisagées par RFF: la première un garage permettant le stockage de 10 rames simples ou la seconde de 5 rames doubles. C’est vers la seconde solution que s’acheminerait RFF.

La ligne continuera ensuite son chemin vers Mantes la Jolie en utilisant les installations actuelles de la ligne J du Transilien. Un « saute-mouton » devra cependant être construit juste avant la Seine afin d’enjamber les voies SNCF du groupe V (Paris Saint-Lazare – Poissy – Mantes-la-Jolie).