Hermitage : La Cour d’appel de Versailles rejette le recours du restaurant des Feuillantines

Les Damiers Infra

La Cour d’appel de Versailles a confirmé le 4 juillet 2012 la décision du Tribunal de Grande Instance de Nanterre qui avait refusé à la société SNC Chassang, locataire et gérante du restaurant Les Feuillantines, d’obtenir le démontage des protections de chantier installées par le groupe Hermitage sur l’immeuble Infra qui fait actuellement l’objet des travaux de désamiantage. Dans un communiqué d’Hermitage, le promoteur explique que la Cour a constaté que ces installations étaient parfaitement conformes tant aux règles applicables aux chantiers qu’aux prescriptions imposées l’EPADESA.

Le restaurant des Feuillantines situé juste au dessus des Damiers Infra avait vu en mars dernier apparaître devant sa terrasse des palissades. Sur tout le long des parois de la façade des Infra ont été posé depuis mars des palissades blanches. Hermitage se défend « Ces palissades sont nécessaires pour protéger le bâtiment contre les intrusions et contre les travaux de désamiantage ». Mais pour l’association Vivre à La Défense ces palissades ont pour unique but de faire pression sur le restaurateur des Feuillantines. L’association affirme également que les trois bâtiments (Infra, Anjou et Bretagne) n’ont pas d’amiante, sauf quelques résidus dans la partie basse des Infra.

Contacté le restaurateur qui a perdu une très grande partie de sa clientèle a refusé d’indiquer s’ il comptait se pourvoir en cassation. Toujours d’après le communiqué d’Hermitage la société Chassang a été condamnée à rembourser au groupe immobilier les dépens de l’appel.

« Cette décision constitue une conclusion positive à la campagne de dénigrement et de désinformation, doublée d’un mauvais coup publicitaire à des fins de basse politique » déclarait pour sa part Emin Iskenderov, président du Groupe Hermitage à l’issue de la première audience le 13 avril 2012 en ajoutant « Il convient maintenant de mener à son terme le projet des Tours Hermitage Plaza dans un climat apaisé et surtout dans le respect de l’objectivité des faits ».

Par ailleurs, Vivre à La Défense dément formellement avoir été condamnée par la justice à verser 600 000 € d’amende à Logis-Transport, Axa et Hermitage suite à la volonté de l’association de casser la vente de l’ensemble de Axa à Logis-Transport en 2001. Hermitage avait alors affirmé dans un communiqué en date du 19 juin 2012 que l’association avait été condamné par la Cour d’appel de Paris à payer la somme de 600 000 €.