Le statut de l’Epadesa devrait être changé

Le nouveau logo de l'Epadesa

Allons-nous vers une fin programmée de l’Epadesa ? c’est en tout cas et depuis de nombreuses années, ce que demandent de nombreux élus comme Jean-André Lasserre, élu PS à Courbevoie, Christophe Grebert, élu MoDem à Puteaux et bien sûr Patrick Jarry (DG), le maire de Nanterre.

Lors de la séance du 29 mai dernier à l’Assemblée Nationale, Jacqueline Fraysse, la députée de Nanterre-Suresnes a demandé la dissolution de l’établissement d’aménagement de La Défense Seine-Arche. L’ancienne maire de Nanterre a rappelé que déficit de l’Epadesa « devrait se situer entre 188 et 364 M€ d’ici fin 2016 » en expliquant qu’il fallait arrêter la « fuite en avant » et « d’ajouter des tours aux tours ».

« À travers le projet de loi de modernisation de l’action publique, nous proposons de revoir le statut de cet établissement public puisque, depuis longtemps, des contentieux sont apparus à propos, vous l’avez rappelé, de sa dette, de ses objectifs, de son portage… », a indiqué la ministre de la Réforme de l’Etat, Marylise Lebranchu. » Nous avons donc proposé, d’abord au Sénat avant que le texte ne soit transmis à l’Assemblée, une évolution du statut de l’établissement. Il s’agit de la première étape pour sécuriser l’établissement chargé du quartier phare de cette grande région, qui se trouve toutefois en grandes difficultés ».

Cependant contrairement aux demandes insistantes de certains élus, l’Epadesa ne devrait pas être supprimé. Au sein de son cabinet, on précise qu’il n’est pas question « de mettre fin à l’Epadesa », mais de « clarifier les missions entre l’établissement public d’aménagement et Defacto, l’établissement de gestion.

« En revanche, à propos de l’urgence de la réforme du statut de cet établissement public, nous sommes déterminés, avec Cécile Duflot, à faire en sorte que les communes qui le supportent (ndlr : Courbevoie, Nanterre, Puteaux), au sens physique du terme, ne le supportent pas au sens financier » a précisé la ministre Marylise Lebranchu.