L’avenir de La Défense crispe toujours Nanterre

Le maire de Nanterre Patrick Jarry (GC) s'est agacé mardi soir lors du conseil municipal de voir une partie de son territoire tomber dans le giron du futur établissement issu de la fusion entre Defacto et l'Epadesa.

Le quartier des Terrasses de l'Arche à Nanterre au premier plan et la Grande Arche au second plan - Defense-92.fr

Nanterre ne veut plus dépendre de La Défense. Ce mardi 10 octobre lors du conseil municipal, Patrick Jarry (Gauche Citoyenne) le maire de Nanterre s’est une nouvelle fois inquiété de la possibilité qu’une partie de son territoire tombe dans le giron de Paris La Défense, le nouvel établissement issu de la fusion entre Defacto et l’Epadesa qui doit entrer en service début 2018, rapporte Le Parisien. « La ville ne veut pas qu’on puisse lui imposer un aménagement qu’elle n’aurait pas choisi et qui serait contre son souhait » a scandé le maire de gauche, d’après le quotidien.

Lors de la séance le maire a proposé un vœu sur le projet de loi de ratification de l’ordonnance concernant la création du nouvel établissement qui doit définir le périmètre exact d’intervention. Une cristallisation qui fait notamment suite au vote cet été d’un amendement par le Senat visant à « étendre le périmètre exclusif du futur établissement public au territoire de Nanterre, à la fois à la ZAC Seine-Arche et à la ZAC des Groues, et ce contre l’avis de Nanterre ». Le texte déjà partiellement voté prévoit de transférer au département, qui sera désormais majoritaire les rênes du quartier d’affaires mais aussi 400 ha du territoire de Nanterre. Le maire s’inquiète entre autres de l’avenir concernant l’aménagement du quartier des Groues (76 ha) situé à l’arrière de l’Arche près du Faubourg de l’Arche et de la U Arena.

Un avis que ne partage pas l’opposition En Marche et Les Républicains, de Nanterre. « Vous faites peur à tout le monde en parlant de tutelle du département ! Le conseil départemental sera majoritaire au conseil d’administration, c’est vrai, mais il apporta neuf onzième du budget pour financer des investissements extrêmement lourds que personne n’a voulu payer jusque-là » s’est défendu Camille Bedin (LR), selon Le Parisien qui échouait il y a quelques jours à prendre la présidence de l’Epadesa à son homologue Patrick Jarry.

  • Bruno Chanut

    les « neuf onzième du budget pour financer des investissements extrêmement lourds que personne n’a voulu payer jusque-là » ne concernent pas le territoire de Nanterre, seulement ceux de Puteaux et Courbevoie avec principalement les tunnels. Sur Nanterre, tout l’aménagement dans le périmètre de l’OIN a été fait et sera fait par l’Établissement Public via des ZAC aux bilans par définition équilibrés.
    Dommage de reprendre les approximations erronées que profère Camille Bedin.