La justice annule l’élection de l’unique élu FN à Puteaux

Le Front National vient de perdre son unique élu municipal à Puteaux. La justice vient d'annuler l'élection Gérard Brazon du mouvement Bleu Marine

L'affiche de campagne de Gérard Brazon - DR

La justice vient d’annuler l’élection de l’unique conseiller municipal du Front National à Puteaux. Gérard Brazon avait selon la justice inscrit un nom d’un homme qui nie avoir donné son accord.

Le recours avait été déposé par une ancienne conseillère municipale de la ville, Marie-Sophie Mozziconacci (DVD), dont la liste avait été invalidée par le préfet des Hauts-de-Seine avant le scrutin de mars, au motif que l’un de ses co-listiers figurait déjà sur la liste du Rassemblement bleu Marine. Mais, ce dernier nie avoir donné son accord pour figurer dans la liste du FN.

Le parti de Marine le Pen avait recueilli 6% des voix.

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a estimé que la présence involontaire de cet homme sur la liste FN était « une manœuvre », qui « a altéré les résultats du scrutin et permis la proclamation du candidat figurant en tête d’une liste irrégulièrement constituée ».

Si l’élection de Gérard Brazon a été annulée par la justice, le Tribunal a en revanche rejeté l’annulation totale des élections municipales à Puteaux. Le nombre de sièges passera ainsi de 43 à 42.

Gérard Brazon et le FN 92 ont annoncé dans un communiqué commun dimanche 19 octobre leur intention de faire appel devant le Conseil d’Etat. Le FN se dit « victime de la guerre entre Charles et Joëlle Ceccaldi » et se défend. « Marie Sophie Mozziconacci qui n’a pu présenter une liste aux élections municipales en Mars 2014 avait été déboutée une première fois par le Tribunal Administratif. Elle fit un second recours en m’impliquant dans ce jeu judiciaire haineux entre des membres d’une même famille: le père Charles qui n’a jamais digéré son éviction par sa fille Joëlle en 2006 et sa défaite électorale de 2008 et qui, par sa nièce interposée, Marie-Sophie, cherche à annuler les élections de 2014. Cette dernière affirme que l’un de mes colistiers n’avait jamais signé son acte de candidature (CERFA) au FN. Que ce serait un faux. Ce monsieur en effet, avait signé auparavant chez cette candidate. Pourquoi ne m’a t-il pas signalé ce fait ? Manipulation, bêtise, ou simple oubli ? Qu’importe, la haine de ces trois personnages frise au drame » explique l’ex élu. « Cette haine familiale pourrit la vie politique de cette ville, la rend effroyable sur le plan judiciaire et détruit des réputations uniquement pour satisfaire une vengeance, une haine effrayante. Nous sommes en tant qu’adhérents, sympathisants, colistiers et électeurs victimes de cette haine » poursuit Gérard Brazon qui est bien décidé à récupérer son siège.