La boutade de Devedjian sur les « juifs » et les « arabes » passe mal

C’est une boutade qui passe mal et qui a fait réagir. Patrick Devedjian, s’est fait remarquer après avoir plaisanté en privé, en marge d’une réunion : "Les allemands nous ont pris nos juifs, ils nous rendent des arabes".

Patrick Devedjian en avril 2015 - Defense-92.fr

« Les allemands nous ont pris nos juifs, ils nous rendent des arabes », cette phrase a été prononcée par Patrick Devedjian vendredi 11 septembre en petit comité en marge d’une réunion à la préfecture de région d’Ile-de-France. Reprise sur internet, elle a provoqué de nombreuses réactions notamment sur les réseaux sociaux.

Parmi les nombreuses réactions, celle de Christiane Taubira, la garde des sceaux sur Twitter.

Le député (Les Républicains) et Président du conseil départemental des Hauts-de-Seine et de Defacto, l’établissement de gestion et d’animation de La Défense s’est rapidement excusé de ses propos sur Twitter : « Ma boutade humoristique était effectivement déplacée. Je la regrette d’autant plus que j’organise moi-même l’accueil des malheureux réfugiés ». Patrick Devedjian s’est par la suite expliqué au journal Le Parisien. « Cette phrase est une réplique aux propos de l’un de mes interlocuteurs qui me disait que l’Allemagne nous obligeait à accueillir des réfugiés, explique-t-il. Elle a ensuite été répétée par une tierce personne à un journaliste de l’AFP ». En poursuivant « Cette phrase exprimait mon malaise quant à voir l’Allemagne donner des leçons d’humanité à la France » en rappelant au journal ses origines de fils d’immigré arménien ayant fui le génocide, Patrick Devedjian fustige le procédé de l’AFP « Je suis accablé par le détournement de propos privés à des fins politiques ».

Des excuses qui n’ont visiblement pas convaincu le Parti Socialiste des Hauts-de-Seine qui a demandé dans un communiqué la démission « immédiate » de Patrick Devedjian de la présidence des Hauts-de-Seine en écrivant « Le département n’a pas vocation à être le réceptacle des propos frelatés de monsieur Devedjian sous couvert d’humour. À la fin de sa carrière politique, ses engagements de jeunesse dans des groupuscules d’extrême droite refont surface ».