Amin Khiari à la tête de l’EPADESA : « Rien n’est décidé »

Amin Khiari

Ce pourrait devenir le second round après l’affaire de l’EPADESA (ex : EPAD) qui avait défrayé la chronique en 2009, avec la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l’établissement. Le PS serait ainsi sur le point de reproduire ce qu’il avait violemment critiqué il y a trois ans. Dans son édition du mercredi 26 septembre, Le Point affirme que Amin Khiari, fils de Bariza Khiari (PS), vice-présidente du Sénat pourrait prendre la direction de l’EPADESA remplacant Philippe Chaix. Cécile Duflot, ministre du Logement et de l’Egalité des Territoires souhaiterait très rapidement changer la direction de l’aménageur. Le nom d’Amin Khiari, 35 ans serait pressenti. Contacté, le ministère du Logement et de l’Egalité des Territoires explique que « rien n’est décidé » tout admettant que son CV fait partie d’une liste d’une dizaine de candidature. Aucune date n’a pour le moment été annoncée pour la nomination du nouveau directeur général. Le cabinet précise par ailleurs que « suite aux problèmes de gestion constatés par la cour des Comptes cet été, Cécile Duflot compte faire la maximum de transparence sur les méthodes de gestion de l’EPADESA ».

Cette candidature serait soutenue par l’ancien préfet des Hauts-de-Seine Patrick Strzoda (de 2009 à 2011) pour sa connaissance des réseaux politiques et économiques locaux. Elle serait également faite pour faire émerger « une minorité visible de la diversité ».

Amin Khiari avait pris la direction générale du Pôle universitaire Leonard de Vinci situé dans le quartier du Faubourg de l’Arche à La Défense en 2008 avant d’être limogé en 2010 sur le motif de « carences dans sa gestion ».

L’hebdomadaire expliquait que le sénateur Jean-Vincent Placé d’EELV portait cette candidature. L’intéressé dément formellement à l’AFP « J’ai rien à voir là dedans, je ne connais pas cette personne » qui a fait part de son « ras le bol » et indiqué qu’il réfléchissait à « attaquer en diffamation » l’hebdomadaire.

« Je ne veux pas communiquer là-dessus, je ne veux rien dire là-dessus », a déclaré pour sa part sa mère Bariza Khiari

Contrairement aux ambitions de présidence du fils cadet de l’ancien chef de l’Etat, le poste de directeur général demande, lui de profondes connaissances et en règle générale, les directeurs nommés aux postes de direction d’aménageurs sont des hauts fonctionnaires venant des Ponts et Chaussées. Car c’est le directeur d’un établissement qui prend une grande partie des décisions, rencontre les habitants, promoteurs et investisseurs, constitue son équipe,… En revanche la présidence de l’établissement ne requiert aucune « grande compétence » ni même « connaissance du terrain », car un président est uniquement là pour signer des décisions, donner de grandes orientations prises par les collaborateurs et faire acte de présence aux vernissages, poser des premières pierres, et autres inaugurations. C’est un poste honorifique.

Une chose est sûre, les jours de Philippe Chaix nommé par Nicolas Sarkozy en mai 2008 à la direction de l’EPAD et de l’EPASA pour devenir après la fusion l’EPADESA, semblent comptés. Outre la question sur un nouveau directeur, la question est : Que va devenir l’EPADESA ? quels seront les futurs projets ? car si « la droite de Sarkozy » était plutôt « pro-tours », la « gauche de Hollande » est beaucoup plus réservée à ce sujet, voire même pour certains, farouchement opposée à certains projets comme Phare et Hermitage Plaza.