La Défense, quatrième quartier d’affaires le plus attractif au monde derrière La City

Selon un baromètre établi par le cabinet d'audit EY (Ernst & Young) et l'Urban Land Institute (ULI), le quartier de La Défense reste très attractif pour les grandes entreprises.

Le quartier de La Défense et la Tour Eiffel en mai 2017 depuis la Tour Montparnasse - Defense-92.fr

Souvent décrié La Défense reste un quartier d’affaires attractif à l’échelle mondiale. Alors que le quartier de l’ouest parisien continue de dérouler le tapis rouge pour attirer les grandes institutions financières déçues du Brexit et espère bien héberger prochainement l’Autorité Bancaire Européenne (EBA) qui va s’installer en France, un baromètre démontre la bonne attractivité de La Défense.

Selon une étude menée par le cabinet d’audit EY (Ernst & Young) et l’Urban Land Institute (ULI), le quartier de La Défense reste très attractif pour les grandes entreprises. Dans le classement de l’étude précitée, le quartier de La Défense, (élargi aux Terrasses de Nanterre) se glisse en quatrième position des dix-sept grands centres d’affaires internationaux. Situé derrière la City de Londres, Midtown à New York et Marunouchi à Tokyo, La Défense se place en revanche devant le quartier londonien de Canary Wharf et le Financial District de New York.

Un palmarès réalisé à travers cinq critères jugés les plus primordiaux aux yeux de 226 entreprises membres de l’ULI. Sur le premier critère, « La capacité à attirer et fidéliser les talents », jugé le plus important par les répondants, La Défense s’est placée à la quatrième place. Cette première thématique englobe deux indicateurs : « Le niveau d’éducation » et la « quantité des infrastructures de transports ». Sur ce second point le grand hub de transports de La Défense et ses multiples lignes est le véritable atout du quartier.

Malgré la présence du premier centre commercial d’Europe et d’un grand nombre de logements (La Défense est quatrième sur cet indicateur), le quartier se classe seulement à la septième place en matière de qualité urbaine. Si des efforts en matière d’animation de l’espace public, d’espaces verts et de mixité fonctionnelle sont largement perceptibles, décrypte l’étude le quartier pâtit en revanche de son offre de services aux employés jugée trop faible avec seulement huit restaurants pour 10 000 employés contre 10 à Amsterdam Zuidas, 25 à La City et plus de 40 au Financial District de New York ou encore à Pudong-Lujiazui. A l’avenir, le quartier de Paris La Défense pourra néanmoins compter sur la poursuite de son développement vers Nanterre avec notamment la récente ouverture de la U Arena, le développement du parc résidentiel et de nombreux projets qui visent à renforcer l’offre de commerces et restaurants, sur les plans quantitatif et qualitatif.

Pour le critère « Un lieu de pouvoir et d’influence locale et mondiale », La Défense se place en quatrième place. Si la capitale française est toujours première en matière de congrès accueillis, avec 186 événements organisés en 2015, la progression de ces événements reste cependant limitée (+ 7% entre 2011 et 2015), là où Hong Kong affiche une croissance de 45 % et Londres de 49 %, pour ne citer que les métropoles accueillant plus de 100 événements annuels, note EY. Le quartier de La Défense connaît une dynamique bien différente avec l’ouverture de la U Arena et la réouverture du toit de la Grande Arche, le centre d’affaires devrait gagner en attractivité touristique et en visibilité, à la fois en matière de tourisme d’affaires et de loisirs, estime par ailleurs l’étude.

Sur les deux derniers points « La qualité et quantité de l’offre immobilière » et « La proximité des marchés, clients et partenaires » La Défense se positionne respectivement à la seconde et à la sixième place.

 

La bonne performance de La Défense s’explique selon l’étude aussi par les bénéfices qu’elle tire de son environnement métropolitain. Le quartier est en effet implanté dans une métropole innovante (2,41 brevets pour 10 000 habitants dans la région Île-de-France contre 1,59 à New York et 0,93 à Londres) qui attire (27 sièges d’entreprises inscrites au Fortune Global 500 en 2016 contre 17 à New York, 16 à Londres, 57 à Pékin).

L’étude salue également la dynamique de son offre immobilière et urbaine grâce notamment à une politique de renouvellement de ses tours.

Enfin, La Défense se situe systématiquement dans la seconde moitié du classement pour les indicateurs mesurés au niveau national : 14ème concernant le taux d’impôt sur les sociétés, 12ème pour la stabilité politique, 11ème pour le climat des affaires, 10ème sur le niveau d’anglais de sa population et 9ème concernant la exibilité de l’emploi.

Le résultat complet de l’étude est à retrouver ci-dessous