Gobee.bike met fin à ses vélos flottants à Paris

La start-up hongkongaise Gobee.bike a annoncé ce samedi qu’elle mettait fin à Paris et en France à son service de vélos flottants.

Un vélo Gobee.bike en janvier dernier sur le parvis de La Défense - Defense-92.fr

D’ici quelques jours vous ne verrez plus les vélos verts de Gobee.bike sur la dalle de La Défense. La start-up honkongaise qui avait lancé son service de vélos flottants (ou « free floating ») en octobre dernier à Paris avec quelques 2 000 bicyclettes a annoncé ce samedi l’arrêt de son activité dans le pays suite à de trop nombreux vols et dégradations.

« Malheureusement, notre bonne volonté et nos efforts n’auront pas suffi. Depuis la mi-décembre, c’est un effet domino de dégradations qui s’est abattu sur notre flotte de vélos partout où notre service existait en France », déplore dans un communiqué Gobee.bike dont le siège est à Hong-Kong.

Ces vélos couleur « vert pomme », disséminés partout dans la capitale et ses villes adjacentes étaient géolocalisables via une application pour smartphone et se louaient en scannant un code-barre qui déverrouillait l’antivol, moyennant 50 centimes la demi-heure. L’usager déposait ensuite le vélo où il le souhaitait, sans l’attacher. Et c’est justement ce principe de vélo flottant qui contrairement aux Vélib’ qui ont des points d’attache, a entraîné le retrait du service.

Plus d’un millier de vélos volés et 3 200 dégradés

« Les actes de vols, recels de vol et de détériorations n’ont fait que s’amplifier, devenant le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, encouragés par des contenus largement diffusés et partagés sur les réseaux sociaux », explique la société. Gobee.bike affirme avoir été victime en seulement quelques mois de 3 200 bicyclettes dégradées, un millier volées ou privatisées. La start-up explique en outre avoir déposé 280 plaintes auprès de la police et avoir réalisé 6 500 interventions par des agents partenaires.

Les vélos en libre-service ne vont -pour l’instant- pas totalement disparaître du paysage francilien et de La Défense. Trois opérateurs (Ofo, Obike ou Mobike), eux aussi chinois ou singapourien se disputent encore ce marché. Reste maintenant à savoir comment ces entreprises vont faire pour limiter la casse de leur flotte, et si surtout elles décideront de continuer l’expérience.