La tour Phare noyée sous les recours

La tour Phare

Cette tour haute de 300 mètres qui doit être construite place Carpeaux s’attire aujourd’hui les foudres des riverains et des élus d’opposition de Courbevoie.

L’association Village de Courbevoie a déposé le 10 janvier dernier auprès du tribunal administratif de Cergy un recours contentieux avant d’être rejoint par le groupe d’opposition « Une autre ambition pour Courbevoie » (les verts, PCF et PS) le 13 janvier 2011.

Au moins quatre recours gracieux – avec une fin de non recevoir – avaient été déposés en octobre 2010 à Joëlle Cecaldi-Raynaud contre la tour Phare située sur le territoire de Puteaux après l’obtention du permis de construire par Unibail-Rodamaco le 6 juillet 2010.

L’association Village conteste aujourd’hui de très nombreux points du projet : Les ombres qu’il portera sur le Faubourg de l’Arche; l’effet venturi qui augmentera de 40% à ses pieds, le peu de places de parkings – 100 pour 8 000 utilisateurs -, sa sécurité face aux terrorismes,… L’ajout de 4 500 à 5 000 salariés sur les 8 000 qui utiliseront les transports en commun aux heures de pointes accentueront leur saturation expliquent les contestataires.

La phase de construction est elle également vivement critiquée : outre le bruit lié aux travaux, la destruction de la passerelle – construite en 2007 – reliant le Faubourg de l’Arche à la place Carpeaux, entrainera une circulation difficile pour les piétons – environ 30 000 passages par jour – malgré la passerelle provisoire prévue durant les quatre ans de chantier s’inquiètent les opposants aux projets.

Le recours de l’association Village a été rejoint par 135 habitants du Faubourg de l’Arche et est soutenu par l’association du Square Regnault.

Plusieurs habitants du Faubourg de l’Arche s’indignent que leur quartier ne figure même pas dans l’étude d’impacts d’ombre de la tour sur son environnement.

Le recours déposé par « Une autre ambition pour Courbevoie » reprend en très grande partie celui de l’association Village avec une inquiétude notamment pour la consommation énergétique du bâtiment et selon eux sur le fait qu’elle interférera avec le dispositif de trafic aérien.

Jacques Kossowski qui avait déposé un recours gracieux dit aujourd’hui avoir renoncé estimant avoir reçu des réponses satisfaisantes à ses interrogations. Il a également déclaré qu’il piloterait durant tous les travaux un comité de suivi de chantier.

Toutefois, ces deux recours n’étant pas suspensifs, ils ne remettent pas en cause le début des travaux prévus début 2012.