La bataille judiciaire continue entre Hermitage et l’association Vivre à La Défense

La guerre judiciaire ne faiblit pas entre le groupe Hermitage qui développe le projet des tours jumelles Hermitage Plaza et l'association Vivre à La Défense.

Le projet Hermitage Plaza

La guerre judiciaire entre le promoteur Hermitage et l’association Vivre à La Défense ne faiblit pas, bien au contraire. Dans un communiqué le promoteur russe qui développe le projet des tours Hermitage Plaza annonce que le compte de l’association a été saisi à la demande du groupe Hermitage et de la société Logis Transport (propriétaire des bâtiments Anjou et Bretagne). Le promoteur s’appuie sur deux décisions rendues récemment par le Tribunal administratif de Cergy Pontoise. « Les 30 janvier et 10 février derniers, les juges ont non seulement reconnu la validité des autorisations administratives (ndlr, de la mairie de Courbevoie et de la préfecture des Hauts-de-Seine) concernant (ndlr, la démolition) l’immeuble Damiers d’Anjou, mais ils ont en plus condamné les auteurs des recours abusifs à verser aux défendeurs 10 000 € environ » explique Hermitage.

« Les multiples efforts menés depuis des années par l’Association Vivre à la Défense à notre encontre sont voués à l’échec » déclare Emin Iskenderov, le PDG d’Hermitage dans le communiqué.

Des mots réfutés par l’association qui a réagi dans un communiqué qualifiant d’analyse « très personnelle » faite par le groupe Hermitage sur le contentieux juridictionnel.

Pour l’association ces deux jugements rendus par le tribunal administratif de Cergy « ne reconnaissent en aucun cas le moindre caractère abusif, aux recours en excès de pouvoirsformés par Vivre à la Défense »

L’association annonce par ailleurs qu’un recours en appel va être formé dans les prochains jours pour contester la décision du Tribunal administratif de Cergy. L’association qui mène une bataille judiciaire contre le projet Hermitage Plaza est à l’origine de très nombreux recours contre les permis de démolir et de construire mais elle conteste aussi la vente des Damiers Infra, Anjou et Bretagne en 2001 par Axa à Logis Transport, actuel propriétaire des trois bâtiments.

Toujours dans son communiqué Vivre à La Défense réfute le fait d’avoir été condamné à verser plus de 170 000 € à chacun des trois défendeurs et explique que la Cour d’appel de Paris a ramené la somme à 112,33 €.

Il ne reste plus, à l’heure actuelle, qu’une vingtaine de familles présentes dans les deux immeubles Anjou et Bretagne. Selon Hermitage, cinq occupants devraient quitter les lieux dans les prochaines semaines, après avoir accepté une solution de relogement.