Deux mois de prison avec sursis pour avoir insulté Nicolas Sarkozy 

Nicolas Sarkozy au Cnit le 5 décembre 2011

L’homme de 23 ans qui avait traité Nicolas Sarkozy de « fils de pute » le lundi 5 décembre 2011 lors de sa visite à La Défense dans le cadre de la mise en circulation des rames à deux étages MI09 à été condamné ce vendredi 20 janvier 2012 à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nanterre pour « outrage au président de la République ».

À la barre lors de l’audience, comme durant son interpellation Christophe, le jeune homme a expliqué qu’il avait crié « fils de pute » une seule fois à l’ensemble des personnes présentes et sans viser quelqu’un en particulier, énervé après une dispute avec sa petite-amie. Christophe qui habite Courbevoie devait se rendre à la Fnac avec sa petite amie pour faire ses courses.

Lors de l’audience Christophe est mal à l’aise, le monde judiciaire est une totale découverte pour lui. L’homme avait fait des études d’informatique et s’essaye aux travaux dans le bâtiment, mais aujourd’hui il est sans emploi et vit chez sa mère.

« Je n’ai pas vu le président. Il y avait trop de monde, trop de journalistes; pour le voir, il aurait fallu que je sois au premier rang » s’est défendu le jeune homme durant l’audience.

L’homme avait été interpelé immédiatement après par la police et était resté 28h en garde à vue.

« Cela aurait pu être les joueurs de l’équipe de France, j’aurais crié la même chose car j’étais vraiment énervé mais je le regrette », a-t-il expliqué, concédant qu' »il n’y a pas de raison valable » pour expliquer son geste.

Le président de la 17e chambre a ensuite cité le procès-verbal d’un commissaire présent lors de la scène, qui a affirmé que l’homme « ne pouvait s’adresser qu’au président de la République, puisque ce dernier était entouré de ministres femmes ».

Suite a cette déposition Charlotte Girault, la représentante du ministère public, a constaté qu’il y avait bien outrage au président la république et a requis deux mois d’emprisonnement avec sursis assortis de l’obligation d’accomplir un travail d’intérêt général de 70 heures. « Le président de la République n’est pas une personne dépositaire de l’ordre public comme les autres. Nous poursuivons comme nous l’aurions fait pour des fonctionnaires de police », a expliqué dans ses réquisitions la procureure Charlotte Girault, tout en reconnaissant « la tonalité particulière » de cette affaire.