Accusé d’être un “frotteur” dans le métro, il est relaxé

Agé d’une quarantaine d’années, un homme a été relaxé par le tribunal correctionnel de Nanterre après avoir été accusé par une femme d’attouchements sexuels dans une rame de métro de la ligne 1 cet été à hauteur de La Défense.

Le Tribunal de Grande Instance de Nanterre - Defense-92.fr

Un homme d’une quarantaine d’années a été relaxé par le tribunal correctionnel de Nanterre après avoir été accusé d’attouchements sexuels dans une rame du métro de la ligne 1 à hauteur de La Défense, relate le Parisien. L’affaire remonte au 31 août dernier vers 7 heures du matin quand cet ingénieur se rend à son travail dans le quartier d’affaires. La victime aurait lors de son audition devant les policiers déclaré avoir senti un frottement, un va-et-vient sur sa jupe, au niveau de son sexe. “J’ai vu cette grande main, j’ai reculé et j’ai mis mon sac devant” avait-elle déclaré aux enquêteurs. Si comme l’explique le quotidien, l’affaire aurait pu en rester là en raison de l’affluence, des contacts involontaires, elle le voit réitérer, selon ses dires, les mêmes gestes sur une fille “en jupe rouge”. La femme se précipite alors vers la seconde présumée victime pour s’assurer qu’elle aussi a été tripotée et apostrophe l’homme en présence d’ agents de la RATP avant de déposer une plainte contre lui.

Tandis que l’homme est alors placé deux fois en garde à vue, les policiers examinent les images de vidéo surveillance de la rame pour tenter d’identifier le délit. Il sera finalement convoqué devant le tribunal pour répondre de ses faits. Le procureur du côté de la victime: “Il n’a pas le profil de l’agresseur la bave aux lèvres mais ce jour-là, il est allé trop loin. La victime a attendu d’être certaine qu’il y avait bien agression pour l’accuser. Le doute n’est pas permis” a-t-il déclaré selon le Parisien. Ce dernier a requis six mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve demandant à ce qu’il aille voir un thérapeute. Pour son avocat le scénario est différent: “Il l’a bien touchée mais la rame était bondée. Il le reconnait mais il n’y a pas eu d’intention et donc pas d’agression sexuelle”. Un argument de la défense qui a convaincu le magistrat qui a relaxé l’homme.