Le promoteur des tours Hermitage va devoir modifier l’un de ses permis

La Cour administrative d’appel de Versailles a suspendu le 7 décembre dernier l'un des trois permis de construire du projet Hermitage Plaza. La Cour demande au promoteur franco-russe de revoir à la hausse l'espace dédié aux logements sociaux étudiants ainsi que les places de parking.

Le projet Hermitage Plaza - DR

Le promoteur Hermitage va devoir revoir sa copie pour son projet iconique de La Défense. La Cour administrative d’appel de Versailles a suspendu le 7 décembre dernier un des trois permis de construire du projet Hermitage Plaza obtenu en mars 2012, suite à des recours déposés par ses voisins, les propriétaires des tours First (AXA IM) et Neptune (Allianz).

Si la décision concerne l’ensemble du projet de 260 000 mètres carrés, le problème ne porte en réalité que sur le cahier des charges d’un seul des trois permis de construire, celui des quatre bâtiments représentants 41 000 mètres carrés implantés au pied des tours. Ils abriteront notamment le centre commercial, une salle de concert de 1 300 places, deux auditoriums de 250 et 500 places, une galerie d’art, des bureaux ainsi qu’une résidence étudiante. Les deux tours jumelles qui font chacune l’objet d’un permis ne sont en revanche elles pas directement concernées par la mesure. D’une part la Cour a demandé dans sa décision au promoteur de revoir le foisonnement de l’un des parkings jugé « insufisant ». D’autre part pour les 670 logements prévus dans l’ensemble du projet, dont 136 logements étudiants, le juge a estimé que la nouvelle règle des 30 % (contre 20 % au moment du dépôt du permis) de logements sociaux n’était pas respectée. Le juge a également estimé que la résidence pour étudiants n’était pas assez dotée de locaux communs et d’équipements collectifs ce qui empêche de l’assimiler à du logement social.

Une modification du projet déposé avant la fin de l’année

La Cour a accordé un peu plus d’un an à Hermitage, fixant le délai au 31 décembre 2018 pour régulariser ces deux points litigieux. Un long délai que ne va cependant pas utiliser le promoteur. « On va déposer le modificatif avant la fin du mois de décembre », promet Emin Iskenderov, le PDG d’Hermitage qui se dit tout à fait confiant. « Il manque des espaces communs pour les logements étudiants, ce n’est pas gênant car le RDC le première étage du bâtiment étaient des commerces. On va donc les enlever et mettre des espaces communs et d’autres logements » poursuit-il en précisant que des places de stationnement seront ajoutées au projet et le foisonnement revu.

Quant au financement de ce méga projet chiffré à environ 2,8 milliards d’euros, conçu par l’architecte britannique Norman Foster, il est « en cours de bouclage » assure le promoteur russe qui espère désormais une livraison de l’ensemble avant les Jeux Olympiques de 2024.