Nexans se regroupe à La Défense dans l’immeuble Le Vinci

Le spécialiste du câble vient d'installer son nouveau siège au sein de l'immeuble Le Vinci dans le quartier du Faubourg de l'Arche.

Le nouveau siège de Nexans dans l'immeuble le Vinci - Defense-92.fr

Ils se sont regroupés à La Défense le jour de l’anniversaire du débarquement. Nexans le spécialiste français dans la conception, la fabrication et la pose de câbles d’énergie et de communication vient d’emménager le 6 juin dernier dans l’immeuble Le Vinci, implanté dans le quartier du Faubourg de l’Arche à Courbevoie entre la tour TechnipFMC et le Pôle Universitaire Léonard de Vinci.

Basés jusqu’alors à Clichy-la-Garenne pour le siège France et dans le huitième arrondissement de Paris pour le siège groupe, les quelques 500 salariés du groupe se sont retrouvés dans cet immeuble de 10 000 mètres carrés construit à la fin des années 90. Avec ce regroupement des deux entités sur un seul et même site, Nexans a ainsi voulu réaliser des économies de loyer « de manière significative » indique Hervé Amiel, le directeur immobilier de Nexans mais aussi « insuffler une dynamique de transformation » initiée en 2014 par l’actuel directeur de l’entreprise.

Un projet de déménagement qui s’est étalé sur trente mois

Pour ce projet de déménagement qui s’est étalé sur trente mois, Nexans avait neuf critères de choix pour son nouveau siège, explique Hervé Amiel qui confie avoir visité une quarantaine de sites principalement dans le croissant ouest des Hauts-de-Seine. « Il y avait l’accessibilité et la desserte en transports publics et en voiture, l’environnement extérieur de l’immeuble, les services à l’utilisateur, les flexibilités d’aménagement, la catégorie de l’immeuble (sa classification : IGH, ERP ou code du travail), la performance énergétique, le coût d’occupation avec les différentes taxes, le calendrier de disponibilité de l’immeuble et son indépendance » détaille- t-il. « L’histoire retiendra que le premier site que l’on a visité est celui que l’on a choisi » s’amuse Hervé Amiel.

Cette nouvelle adresse a également été l’occasion pour Nexans de changer les méthodes de travail de ses collaborateurs en les mettant majoritairement dans des open spaces. L’entreprise n’a toutefois pas succombé à la nouvelle tendance du flex office que de nombreux groupes, comme Deloite, déploient actuellement. L’immeuble se veut aussi la vitrine du savoir-faire du groupe qui emploie 26 000 personnes dans le monde avec un showroom qui présente les produits de l’entreprise. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, le bâtiment a été entièrement câblé de trente kilomètres de câble notamment de fibre optique par la technologie de Nexans. D’autres locataires rejoindront également bientôt l’immeuble : des ruches seront en effet installées par Nexans.

Un aménagement réalisé par Tetris et du mobilier signé Koening + Neurath

Pour aménager ces bureaux, ce ne sont pas moins de trente-quatre entreprises qui ont participé à ce chantier. Les travaux ont été chapeautés par Tetris, la filiale de JLL et par son architecte d’intérieur Muriel Landrin en charge de la conception de l’aménagement à l’issue d’un appel d’offres. Le mobilier est lui signé de l’agence allemande Koening + Neurath.

Quant à l’aspect environnemental, Nexans indique avoir recyclé quelques 8 000 mètres carrés de moquettes de ses deux anciennes implantations, douze tonnes de papiers et 720 tonnes d’autres déchets. L’ancien mobilier et matériel audiovisuel a lui été cédé aux usines de l’entreprise, vendu à bas prix à ses salariés ou encore vendu à l’extérieur via la start-up et son site : Adopteunbureaux.fr. Et désormais avec son nouveau siège de La Défense le nombre de photocopieurs et d’imprimantes a notamment été réduit « Il n’y a plus d’imprimantes individuelles » précise Hervé Amiel qui ajoute que les poubelles papier personnelles ont elles aussi été supprimées au profit d’espaces de recyclage mutualisés.

Successivement occupé par Mazars, Gefco et TechnipFMC qui l’a pour cette dernière libéré en février 2016, l’immeuble est la propriété de Valoptim, la structure d’Edouard Pellerin, le fils du célèbre « bâtisseur de La Défense » qui l’avait lui-même réalisé. Le bâtiment de huit niveaux dispose de trois grandes terrasses accessibles à son sommet et de 160 places de parkings privatifs, d’une cafétéria et d’un restaurant privé.