Lone Star confirme l’acquisition de Coeur Défense

Lone Star a acquis l'ensemble Coeur Défense. Le montant de la transaction avoisinerait les 1,3 Md€ selon plusieurs sources.

L'ensemble Cœur Défense. - Defense-92.fr

C’est une affaire de justice immobilère en passe de se terminer.  Lone Star Real Estate Fund annonce avoir bouclé, via son fonds Lone Star Real Estate Fund III, l’acquisition de l’ensemble Coeur Défense. L’investisseur américain a exposé le lundi 31 mars 2014 au Tribunal de commerce de Paris le plan de sauvegarde de la société HOLD, propriétaire jusqu’à présent de l’ensemble immobilier de 180 000 m2  conçu par Jean Paul Viguier et inauguré en septembre 2001. Le prix de l’acquisition n’a pas été indiqué, mais plusieurs sources avancent le chiffre de 1,3 Md€, annonce l’AFP. Bank of America et Meryll Lynch ont assuré le financement de la reprise. Lone Star aurait emprunté près de 910 M€, selon une information publiée le 14 mars par l’Agefi.

Lone Star avait signé au début février un accord en vue d’acquérir LB Dame SCA, une filiale de Dame Luxembourg, le véhicule de détention de l’ensemble Cœur Défense. L’acquisition de cette entité luxembourgeoise a été bouclée le 7 mars, une fois obtenu le feu vert de l’Autorité de concurrence le 24 février dernier.

« Longtemps malmenée dans le cadre de sa procédure de sauvegarde provoquée en novembre 2008 par la faillite de Lehman Brothers, l’image de Cœur Défense, éclaircie, va pouvoir se redéployer », assure Lone Star. Coeur Défense abrite environ 15 000 postes de travail répartis dans cinq bâtiments. « Il demeure un actif ayant besoin d’être travaillé, avec un taux d’occupation à même d’être amélioré. Il pourra, à cet égard, compter sur le soutien de son nouvel actionnaire », poursuit la société.

Dans cette transaction, les conseils étaient McDermott Will & Emery (legal advisor pour les aspects procédures collectives ), Vinson & Elkins (legal advisor pour le financement), Baker Mckenzie (tax advisor), ainsi que l’Etude Lasaygues.

Coeur Défense avait été acquis en juillet 2007 par Lheman Brother auprès d’Unibail-Rodamco pour un montant reccord de 2,1 milliards d’euros avec une plus-value de 21 % par rapport à la valeur d’expertise du 21 décembre 2006. En octobre 2008 après la faillite de la banque d’affaire américaine, une procédure de sauvegarde avait été demandée par les créanciers, suivie de longues procédures judiciaires.