Le département des Hauts-de-Seine envisagerait de déplacer son siège dans le pôle universitaire Léonard de Vinci

Le département des Hauts-de-Seine envisagerait de quitter ses bureaux tout neufs de l’arena pour aller s’installer à la place du pôle universitaire Léonard de Vinci.

Le pôle universitaire Léonard de Vinci en juin 2018 - Defense-92.fr

A peine arrivé et déjà sur le départ ? Installé depuis avril dernier dans les bureaux accolés à la Paris La Défense Arena, le département des Hauts-de-Seine envisagerait, de déplacer son tout nouveau siège dans les prochaines années à quelques mètres de là. Le département présidé par Patrick Devedjian (LR) vient de publier il y a quelques semaines un appel d’offres visant à « l’élaboration de scénarios urbains et immobiliers relatifs à l’évolution du pôle universitaire Léonard de Vinci ».

Révélé par le site Cadre de ville, et relayé par la Gazette de La Défense, ce vaste projet prévoit l’étude de cinq scénarios visant à réunir l’ensemble des services centraux de la collectivité locale dans les bâtiments du pôle universitaire, dont le département est propriétaire.

Construit dans les années 90 sous l’ère Pasqua pour 1,3 milliard de Francs (soit 271 millions d’euros), cet ensemble universitaire composé de quatre bâtiments totalisant une surface de 86 000 mètres carrés (dont 58 000 mètres carrés de surface utile) réunit actuellement sept structures de formations : l’ESILV, l’IIM, EMLV, l’école Skema et le centre de formation d’apprentis (CFA) Sup de Vinci ainsi que des annexes des universités de Paris Dauphine et de Nanterre.

Des écoles qui seraient désormais sur le départ de ce pôle universitaire surnommé la « Fac Pasqua ». « Les écoles actuellement présentes au sein du pôle universitaire Léonard de Vinci ont toutes développé des projets de nouvelles localisations et, à moyen terme, le bâtiment n’accueillera plus aucune activité de formation », explique le département dans son document. Contactées, les écoles du pôle n’ont pas souhaité s’exprimer sur ce projet.

« Le département ne déménagera pas, bien sûr que l’on va garder l’arena » affirme Patrick Devedjian

« Le département ne déménagera pas bien sûr que l’on va garder l’arena, a cependant assuré Patrick Devedjian rejetant en bloc les informations. Nous allons densifier notre présence à La Défense. Toutes les équipes du conseil départemental ne sont pas relogées à l’arena et donc le pôle universitaire Léonard de Vinci qui est à nous a vocation à accueillir nos collaborateurs qui n’ont pas trouvé à se reloger à cet endroit (dans l’arena, ndlr) ».

Actuellement une demi-douzaine d’immeubles implantés à Nanterre sont encore occupés par des agents du département, explique Patrick Devedjian qui souhaite faire passer ses équipes de « Berlin Est à New York ». L’idée du département serait donc de créer une sorte de campus réunissant la quasi-intégralité des agents du département sur ces ceux bâtiments séparés de seulement quelques dizaines de mètres.

Pourtant le document de consultation du département est plutôt clair et parle d’une « poursuite de rationalisation » à « moyen terme » sur « un nouvel hôtel départemental, accueillant l’ensemble des services centraux départementaux ». Cependant le département ne donne pas de calendrier à son projet dans son marché public. « Le projet de reconversion du site du pôle universitaire Léonard de Vinci initié par le CD92 n’a pas à l’heure actuelle de montage opérationnel clairement défini. La future procédure de désignation des titulaires de la maitrise d’œuvre pour ce projet reste donc aujourd’hui inconnue », précise le département.

Arrivé au printemps dernier les 1 500 agents avaient quitté le vieil hôtel du département érigé dans le milieu des années 80. Depuis inoccupé le bâtiment de 41 000 mètres carrés, jouxtant la préfecture a été mis en vente, par le département qui n’a toujours pas communiqué sur d’éventuels acquéreurs. Le choix du département de s’établir dans les 31 000 mètres carrés de bureaux de l’arena pour plus de 200 millions d’euros avait été justifié par Patrick Devedjian par un souci d’économie car selon lui la rénovation de l’ex-hôtel du département aurait coûté 150 millions d’euros. L’acquisition des bureaux accolés à la Paris La Défense Arena avait surtout permis à Jacky Lorenzetti, le président du Racing 92 de boucler le financement de son projet de stade.