Hermitage Plaza : pour le Canard Enchainé le projet est abandonné, Hermitage dément

Dans un article du Canard Enchainé, le journal affirme que le financement du projet des tours Hermitage est remis en question. Le promoteur a rapidement démenti ces propos.

Le projet Hermitage Plaza - DR

Pour le Canard Enchaîné, le projet Hermitage subirait les sanctions financières prises contre la Russie. Le journal satirique cite dans son édition du mercredi 10 décembre, les propos d’un conseiller proche du président Hollande qui annoncerait qu’il n’est plus question du projet « Tout est gelé, les tours ne verront pas le jour » aurait-il confié au journal.

Le quotidien met en cause dans son article le financement du projet. « Les deux banques russes proche du Kremlin qui avaient accepté de prêter les fonds nécessaires au projet sont incapables de se refinancer sur les marchés internationaux » affirme le journal dans ses colonnes.

Un article qui a réjoui Jean-André Lasserre, le chef de file de l’opposition à Courbevoie qui parle déjà au passé du projet. « Le projet des tours Hermitage était une aberration économique, territoriale et avant tout humaine. J’en avais fait un point central de mon programme électoral pour les cantonales 2011. Nous sommes heureux et fiers d’avoir mené ce combat ensemble avec les habitants. Si l’abandon du projet se confirme, nous pourrons enfin proposer un projet urbain ambitieux et respectueux pour et par les habitants ».

Des propos qui ont été rapidement démentis par le promoteur qui a qualifié de « fantaisiste » l’article paru dans « un journal humoristique ».

Dans un communiqué le groupe immobilier annonce que les travaux préparatoires ont déjà débuté avec le déplacement des installations de production de froid « installations SUC » qui vont se poursuivre tout l’hiver pour un achèvement avant l’été 2015. Hermitage précise que ces travaux indispensables au projet sont financés en fonds propre.

Le promoteur Russe affirme avoir investi près de 200 millions d’euros pour les acquisitions foncières, la conception du projet, les coûts de relogements et les travaux préparatoires.

Le groupe immobilier explique dans son communiqué que les relogements de la vingtaine de familles restante -sur quelques 250 présentes initialement installées dans les Damiers Anjou, Bretagne et Infra où le projet est localisé- se poursuivent avec pour objectif une fin à l’été 2015. Et le groupe commence à perdre patience quand aux récalcitrants. « Nous lanceront les demandes de procédure d’expulsion s’ils refusent nos trois propositions » explique t-on chez Hermitage qui affirme avoir réalisé ces opérations de relogement de manière exemplaire et reçu de nombreuses lettres de remerciement d’anciens locataires.

« D’une manière générale, les détracteurs du projet ont perdu toutes leurs procédures. Selon les dossiers, les jugements sont intervenus en première instance, d’autres en appel et d’autres en cassation. D’autres procédures aboutiront au 1er semestre 2015″ précise Hermitage qui a obtenu ses permis de construire en 2012.

Concernant l’accord avec l’Epadesa, Hermitage rappelle dans son communiqué que le protocole de Saint-Pétersbourg de juin 2010, qui donne des droits essentiels pour le projet, est valable jusqu’en juin 2020. « Il sera relayé par une promesse qui devra être signée d’ici l’été 2015 » promet le promoteur.

Enfin concernant le financement le groupe assure que rien n’a changé et qu’il sera effectué en partie par un pool bancaire comprenant des banques russes dont la Sberbank et des banques européennes. Le montant de ce financement est de 1,65 milliards d’euros. « Inchangé, ce schéma n’est pas remis en cause par une quelconque décision conjoncturelle » explique le promoteur.